Jean Jaurès - La Convention I

IJ1R1'0In r. ~Or.l.\ LIS1'f. mune elle-même un pouvoir f•~lra-l,1f(al et NPruel. Chourlieu, rlan, ,,., notes, ob~erve à ce sujet : « Ce n·était dP ln part M ::llannel qu'une pure ,nl,lilit,!, rar il n'y "'" til aucune contra,lictiou ù déclarer d·ahord que la Commune ()ro, bnire a,·ait liien mérité ,le la patrie au 10 ao1H et Jour, rnhant, et a hlUloir 1•1huilc qu·el1'· ces~At rl'e,ercrr dps fonctions qui n'étaient qu,• pro\i,oire, I'! qui, par l'c,- len:-ion qu'ell,. leur donnait. pou\'alent dPwni1· ,lan<!,'r"u-e,. • Le pr,1,ident Delarroh réponrlit ;n-ec fPrmct(• et haulenr: • Toute, les autorité, constituées dérivent de la ,;,~me source. Ll lui, rlont elle~ émanent, a fixé leurs <IP\'Oir,. La formaliun tic la Cummune pro- ,i,oire rie Paris e-1 contraire an, lois e,istante,: Plie e,t l'cfft•L d'une i-ri,1• <1'\tra11rdinair,,Pt nt"•ees:::-ain•. ~lais quand ces JH'r:11,•u~es cirron:--la11re,...out pa•,ét•,, l'autorité pro,isoire doit cesser avec ellt•s. • \'oudricz-,ou,, )Je,,ieur,;, dé•honorer notn• lll'll1• l\é,·olulion Pn donnant J\ Loul l'i· mpirc le ,!'andale tl'une Commune rehPil(• à la rnlonl(• gt'nfrale, Il la loi'? Pari, e,t uuP grande cilt• <111i,par -~ population el I,•, nombreux Hahli,;.;t•me11ls 11alionaux qu'elle rt\nfermt', rèunit le plu~ <l'a,anlagc.. ~ et quP tlirait la Frm,ce si celle belle cih', inw,t i,;aut un con,eil provisoire •l'un,• autoriti• dictatoriale, voulait ,'isulcr du re-LP de n:mpit,·; ,i cllf' Hmlail ... e !=Oll'•lrairc ilU\ loi-i con1mune~à lou:,,, et lull,)r d'autorité a,·rf J'As- , ..mblét• national,•! ~lais Paris ne donu!'ra point cN e'lemplr. ru ,lécrel a Nt' r1•111luhier. J,'A"'emhh•e nationale a rempli son devoir, 1ous remplirez le vMre. • Un ra•semhlement, peu nomhreu, d'ailleurs, attendait aux portes rie f'.\,,emlJlée. li n't'lait guèrP menarant, mai~ en quelques individus pourtaut tics sil.!:1w;trl'\allalion ,ombre a1iparaissaient. Dr~ citoyen,, admis à la ham', Pxprimhenl la crainte que les délégué,; de la Commune fussent en péril dan< L\s-emlilt'e : • ;'iou~ venon$, au uom du peu 1>lr qui allrnd Il la porte, demander <Ir dèfilrr dan, la ~allr pour voir le~ représentant, ,le la Commune qui ,ont ici. 1-iou,;mourrons, s'il le fant, avec Pu,. ,. l'rodicdrux soupçon, et où ,e marqut• la flè\ rr crois,antr de, esprih. ~lauucl fil am\.,·r les pl'lilionnaires. L'cmuarras dt• Hobespie1re était grnud. JI avait la haine de la Girond,•, t't la Ccmmune était pour lui nn nppni ni•cc~;nirr; mais il a,·ail IP f:OÙl t1ès vil <le la légalité, el il ne ,oulail I ns se laisser entrainer à la ré~islancc ouverte a1a décret$, au, lois de I' hsPmhlée par qui, malgré tout, s·,•,primail le souvrrain. li sentait d'aillNirs que IP peuple de Poris n'était point unanime, rl que Pélion, qui boudait, pon\'ail porter à l:1Commune un coup très sensible ,i elle s'exposait par une démarch~ imprudente et illé,rnle à un désaveu. En cet embarra~, Robespierre prononça le 1" -eptemhre, au Con•{·il général de la Commune, rassembl6 sous la présidence de Hugucnin, un dis-

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