IIISTOIHE SOC.J.\ LISTE li'Ji de la philosophie de Kanl). Les acle, pat· lesquels se manifestait la volonté de la bourgeoisie française révolutiunnaire, à 1..u,·,, yeux e\JHi111aient11·,lub de la volonté pure, de la volunlé telle qu'elle doit être, de la vraie volonté humaine, • Je ,w r<'cherche point en ce moment si Marx, id, esl juste envers l'rlforl révolutionnaire de la pen5ée allemande. Je note sr,ulcrnent que d'après lui, l'insuffisance de la vie économique de la !Jourgeoisie allemande .-11 1780 rendait im1iossible toute application réelle, substantielle, de la Révolution fr,111- ~ai,;e à l'Allemagne. D'un point de vue tout dilfèrenl, Frédéric List dans son Système national d'h-onomie poliliqur, publié en 18 \ 1, e1plique par la dispersion el la dil ioion politique cle l'.\llemagne, sa longu<' décadence économique. Mai:;lacon:,- tatation de l'ail est la môme. « Le malheur de la nation allemande fulcomplélé par l'invention de la pou tire cl par celle dr l'imprimerie, par la prépondérancr du droit romain cl par la réformation, enftn par la découverte de l'Amôriqucdctela nonvelleroute de l'Inde. La 1·érnlulion morale. sociale el économique. qui s·ensuivit, en fania la di\ ision el la di:;corde dans l'Empire, di\'ision cnlrrle, princes, division enlre les villes, di\ ision mèmc entre la bourgeoisie des villes et ses 1oisinsde tout rang. L'énergie de la nation ful détournée alors de \'inclnsll'i,• manufacturièrr, de l'agricullvre. du connnerl'e et de la navigation, de \'acquisition de colonies, du perrcclionne,nent des inslituliflns, l'l rn µ-(·néral cl~ toutr, les amclioralions positives; on se battit pour des dogmes el pour l'héritagr tle l'Eglise. « En memc temps tombèrc11t la Hanse et Venise et avec elles le grand commerce de l'Allemasrne, el la pni,sance el la librrté des cité- allemandes du :--ord comme du Suc!. • La gurrre de 'l'renle ans vi11ten,uile étendresesdéva;talions ,ur toutes les campagnes et sur toutes les villes. 1.a llollanclr el la Suisse se ddachèrr11t, et les plus belles portions de l'Empire furent ronquisc, par la France. Dé simples villes, telles que Slrashourg, :-luremberg el Augsbour~. qui auparavant avaient surpassé des élrctorals en puissa11ce, furent rl'lluites alors il une impuissance absolnr par le systèmP des armées permanrnlcs. « Si, avanl celt,· révolution, les villes el l'autorit(• impériale s'élaienl plus étroilemenl unies, si un princeexclusil'emrnt all~111and s'était mis à la lèle dela réformation el l'avait accomplie au profit de l'unité, rl de la puiss1ncHL de la liberté du pays, l'agriculture, l'industrie manufacturière f'l le commerce de l'Allemagne auraient pt·is un tout autre développement. " Frédéric List ajoute, que si, malgré tout, quelque espoir de renaiSô,lnCC économique ,urYécul, c'est parce que les princes allemand:; employèrent une partie de, biens de l'Eglise sécularisés il favoriser la culture de l'esprit allemand; el tout peuple puis,anl \mt· l'e,priL doit teu•lre ensui le, quoique
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==