Jean Jaurès - La Convention I

:l70 JIISTOIRE SOCI.\LISTJ•; fo1,•ur cl<· Co11rtorrPlcl <:i<•i~', qui n<· po11vaien1 e,pérer cl'(Hrenomm,·s pa1· celui d,• l'ari,. c!onl ib <'laient trop connus. On n·a pas oubli,· que c'est à cellP faction, ,i Jon,.:i<'mp, pro,lilu{•e (1 .\lollié, que 11011d, evons la guerre avec les pui--anC<'' lic:-tll·r,, la f.ila!P ,,·curilé oit elle n<>u,a entrrtenus par l'étalage trornpr11r <Jp.., fn1,·1•:-- tJUt' nous n'a, ion:--point, J'aveugleconfiance que nous a,i,111, en 110, gé11érau, 1wrfirte,. el Jp-; malheur, qui rn onl été la snite iné- , it.:hle. "J'a.l1;indo1111me es !,•<·leurs à lt'11r, réfie,iuns. (Ju'ils 11'ailfr11tCPpP11d1mt I"'·' to11d11rr· que 111grande 1,wjol'itt' de la Com·1•11tion1111tional1so•it mal rn11i111,,,ij'eP: la croi, e.1ul/1•,1ll', 11/f/l(Jd ce d1!011t: l'ile a pu, sans doute, être entrainée d'al.Jord par des inlric:anls; mais elle ne lardera pa, it ou1Tir lt-s ~•·u,, el elle marchera déso1mais d'un pas ferme da11sle clwmin de la liberté, lor$quïl sera <Jueslion ~e consacrer les droits du peuple, d'établir J'empire de la ju,lice et de ,au1t•r la patrie. • Ainsi ~larat se ,ur1Pil!e cl -econlraint jn,qu'à louer une .~sscmblée dont le premier acle a été de porter 11son 1.Jureau la faction giron<line. JI annonce lui-m,'me, cxpri>,,èmrnt, sous le litre : .Vow·l'/le ,,w,·clte de /'auteur, qu'il 1a mettre une sourdine ;'1ses allaque~, faire violence à ses colères. Il sent qu'il continuer ses po!,•miq1ws ,an> mesure ou se, cxci lations sanglantes, il deviendra ,uspect même aux plus ardents patriote,; et plus encore que Robespierre, c·est à une attitude défensil'e que cl'at,ord il e,t réduit : "Depuis lïnslant où je me suis dévoué pour la patrie, je n'ai cessé d'être .ibremè de Mgotits el d'amer·lume; mon plus cruel chagrin n'était pas d'être en hutte aux assassins, c'1't11ilde roir une foule de patriotes sincère., mai, crt'dulfs sr lai"el' al!Pr a11Jp' erfides insinuation,, aux atroas calomnie., de., 1•1111nndise la libr•rt,: m,- la 1,11rrté de mes intentions, et s'opposer eux-même;; au bien qu<·je po111ai, faire. LOnfil1•mp,;mes calomniateurs m'o11t représenté cun,me un tn1îlre qui ,endail sa plume à tous les partis; des milliers d'écrits r,•panclus dan, la capilalc l'l le, cléparlcments propageaient cos in1poslure,: •·llr, >Csont é1a11ouies en me YO)ant allaquer également tous les partis anlipopulairc,; car le p,'uple dont j'ai L011jours défendu la cause au, dépens de ma , ie ne soudoie jamais ~es défi>n,cur,. " Celle arme meurtrière, je J'ai IJriséo dans les mains de mes calomniateur,;, mais ils n'ont ce-sé de m'accu,Pr de vénalité que pour m·accuser de fureur : les làrhe,, les a,·eui;tlPs, lP, fripons et Jrs trallres se soul réunis pour me peinrlrr cornn,e 1111 fou at,·ahit,,irP, in1ertile dont les charlatans encyclop,·di,l<•s gratifiaient J'auleu1· du C111tlras1ociril. Trois cents prédictions sur Je,; 1,1i11cipa11,évéoe1ncnls de la l\1•n1lution ju,lifiées par le fait m·onl vengé de ces injures; Je, rtéfaites de Toumai, de Muns, de Courtrai, 1~massacre de Dillon, tle Semonvill", J'émigrai ion cle presque tous les olficirrs de ligne, les Lenlalives ù'empoi-onner le camp de Soissons, la destitution successive de lfot-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==