348 HISTOIRE SOCIALISTE bant la propriNt\ que le p,'11pleYOutlraagir, parer aux souffrances pressanlr;. La théorie tic T,',\nge est un germe profond d'avenir; mais c'est l'idée du ma- ,imum qui est la force présente. C',,,L sous cette forme que la revendication prolt'larienne commence à pres,er et assaillir la Convention. Quelques jours i, peine après le si important discours du délégué d11Loiret-Cher, le 3 décembre, le procureur-syndic du département d'Indre-cl-Loire, après arnir soulc1é les applaudissements dr la Convention par le récit tic ses efforts pour faire respecter la loi, la trouble et la heurte par la brusque demande de la taxation des denrées : « Citoi·eo:,, nou, vou, proposons le seul remède que nou, croyons efficace dans une circon~lance aussi délicate . .1/rlte; à la porlér du p1•11ple,pm· 111Ir 111.r1· géuhalr sw· tous les conwslibles, 1·I!sobjl'I, dr prr,11ii',·1•11ifte.,.si11;:alors rI,11, ajr,11/er1•; au bienfait d'm·oir créé l•t Rép11blilf11e,relui dr /11 saucer. • L·11epa1·1·cde la Convention applaudit, l'autre 111urmura.. \lai:; le problème était irrf10cablPment posé. Les hé,ilations de la Convrnlion étaient c,trème,. Toul d'abord, elle ne cbcuta même pas l'idée du ma~imum el de la taxation: celle-ci lui parais,ail trop violemment contraire à la liberté des échanges et au droit de la propl'iél6 indi\·idut>llc, san, doute aussi d'une application trop malaisée. La euh• (flll'olion qu'elle se ri,~ue à aborder est l'elle-ci : Comment obliger le, propriétaires et les l'ermiers ü apporll'r IC'urblé sur les marché,'? ~lais ici encore son embarra, esl grand. Les comités d'ngriculluri' et de commerce réuni, propo,èr·enl le :l et le Hi novembre, par le rapport de Fallre de l'lléraull, un projet a,,ez mOlé : • Arl. l". - Immédiatement aprt')s la puhlicalion du présent clèrrèl, tout propriétaire, fermier ou d6po,itaire quelcouque sera tenu de faire, dcvNs la municipalité du lieu de ,on domicile, la dédaration de la quantité d~ grain, c1uïl possède dans ses greniers el, par approximation, celle qui lui reste à ballre dans ses granges; 11•,directoires du district nommeront des commissaires pour sun•eillcr l',•,éculion dans les dhcrses municipalité,. • Art.;!. - D'après lesdites ùéclaralions les officiers municipaux pourro11l requérir tout propriétaire, fermier ou déposilaire quelconque, de porter clans le marché public 11u'il dé,ignera lui-même, la qua11lité de grains qui sera jugée nécessaire, sons qu'1•n aucun cas et .,ous aucun prétexte on pui:;se en /axer le pri.r. <• .\ri. :i. - Les blatlier, el muletiers pourront continuer leur commerce, mais ne pourront vendre q11(•dans les marchés public~. • .\rl. 18. - Les marchands qui \'Oudronl faire des achab de grain hors les lieux dr leur domicile seront tenus d,. se pounoir d'un cerliOcat de leur municipalité, vi;é par le dircclt·ur du district, constatant la quantité de grains qu'ils ont des,rin d'acheter cl les lieux de leur deslinatioa; ces cerlillcals seront représentés à la municipalité du lieu de l'achat et visé~ par elle, el ils
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