Jean Jaurès - La Convention I

' II ISTOIIU: SOCI.\.LIS'f E ruiner les uns les autre:; quand il sul'li,ail 11'011,\·ir à tous le système de l'as- •ocialion pour qtll' Lou, ru,,cnt heurPu, el bons. , Oui, dit-il à tou, c,•11,dont 11 vient 1l'éVl'iller l'espérance, oui, vo11sle ,ouhaitet.; ,,h bien: il rst focilc•de, Olh ml blaire. c,,s,c1. ,eul1•nwnt dP rnus 1ht1~1:'r. CE:--:,;ll UE ~ü'.\ll'Tr:H~l:H LES :'-IO'EI .'iS ETLE~ V11LONT{:..O;,ES P \RTICUL!ERS, :i.11:11rS.UH LE:-\\'nLO:\'Ü:, ET u:s.:uon:.\S IH.i t;oun;RNE)lE.\T ET DES ADlll:'ilSTR.\TIO:\S. Ou,;rr; enfin f,,s 11 ,·u.r ri r,,1;1•: c,JnlbiNi le.-:1.u·,,mif>rs uJll ahu.>ifs el pn:caires, contbfrn !t-s ,,utr"" ,ont /l(ihlrs, rnu:rf'u.r, dan9rl'r 1u.r, pPr/ide,; mais détournez,·osregnrd::; ,l\ee inrlknalion d•' toute co 11pac;nieou ré0ie fiua11cii•rr, telle qu'un abbé "'t.:ula pu IL1naginer ~0115 Louis X V. ,, Ainsi. en un merveilleux ptfort de pen,ée, L'Ang,• rPjette il la rois l'ancien rè~ime cl la llèvoluLion. L'and,·n rêgiillC ne connaissait Ja1Zranrleaction éeonomiq ne que sou, la rorrne riecon, pa;,n ies µril ilégii'•e;, in rn,ties par l'arbilrai rc du 1,ou \Ull' dl' lllOUupole:;oppre,SClll'S. El la lh·volulion, ddiallle i, l'égard des a,,ocialion:;, semlilait 11,· cun11.1ilreque rüat el les indili!lus. Le pré-f'ouriél'iste lyonnais repousse tout ensemble les eompa.::uics privilégiée;, l'action purement ill(li, itluelle et l'action adminbLralivc. Il fail apprl au-dr,,us de la l\èrnlution, à une furcr Loule neuve, à J,1 f'on:c de la vaste a-sociation libre. Yaste, ou plutôt immense. Car pourquoi, pubqu'elle f'cra du bien à toute la nation. nr cornpren,frait-elle pa, rn rait toute la nation? Et comment, si clic ne s'étend pas à Lou, les cito)ens, ,i elle "·est point uniler,clle, pourrailrlle conjur(•1· la cri,e universelle des pri, et assurer en toutes les régions le niveau uniforme et rationnel des cours des denrées et de la main-rl'œuvre que L ,\.nge a pré1 u '/ • S'il raut un concours, une association d'hommes capahle, d'introduire et de lhcr l'abondance jusque dan:; la plus petite cabane, si la rélicilé rlu peuple ne peut naitre et su!Jsi>ler que par ks inlérilts d'une compagnie, il faut la crét•r celte comp·1gnie, el la l'ormcr san, délai; 11uâs tout â coup .,; g,wut,, qu'l'l/e ue pui.;Sf' avoi,·bPS()ill di' priti/,:(JP PXClusi( et f/llC le JIIOIIOJJUlc 011Cacc11paremri,t ne puis If' u// l'ir aucw1 profit â pcrso111u·; il faut en 11u'me /1'111})5 l'a11utlyw111•1a· v,·c üt na/ion et la distribuer si bien qu'elle ne puisse en~cndrcr aucun abu~. \'oici con1ment je la con~ois. Daignez m'entendre. • Li• pow·oi,· léyi,talif ouuira wze souscription d'un million dix-ltuil 1·1•111 mille actions ùe mille livrrs chacune ; ce qui fera la somme d'un milliard hnit crnt millions de livres. « Celte somme sera divisée en trente mille partie, ég,iles; chacune sera en con,équenœ de ,oirnnte actions, subùivisibles si l'on veut. • Ce:, soi\antc action,; ,en iront de fonds pour approvisionner de bl,'s, de farine:; cl lé;,umes cent fomille:;, pour deux ans; lesquel!Ps cent famille$ auro11t uu grenier ù'abonrlancc en commun à 1eur charge et pour la corn •11odilé de leur usage. • 11 Y aura par conséquent trenle mille greniers d'abondance régulière•

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