Jean Jaurès - La Convention I

280 111ST OIRE SOCIALISTE Voici les prix, par d6parlemenl, du 8 au 16 octobre 1792. Ain . . . . . . . . . . . . . . . . '•'.l f.ard .......... , . . . . . . 5 t :\'it'vre... . . . . . . • . . . . . . 36 Aisne..... 32 1;aronne (llaute-)...... 42 :'iorJ.............. 32 Allier....... 1,3 1;ers............... 42 Oise.................. 30 Alpes ,11a11lrs-.'...... 63 c;ironcle .............. 42 Orne ................. 31 Alpes (liJs.;.•is,'. . . . . . :.H· lléraulL. ... ........... ;i8 Pas-de-Calais ......... 26 .lrdèche.. H llle•el-\'1laine......... 28 Puy-de-Dôme......... 5J Ardennes.. Vi Indre................ 43 Pyrénées (Basses•).... 41 Ariè~e... . . . . . . . . . . . ;;3 Indre-et-Loire......... 29 Pyrénéee (llautes-).... 32 AubC'................. 25 Isère.......... >) Pyrénées-ûl'ientalc3... 33 Aude........ 34- Jura . . . . . . . 43 Ras-Rhin............. 3-l Aveyron..... ;;3 Landes. 2î Uaut-Hhin .... ,... 27 llouches•du- Hhilue.. . ;;1 l.oir•et-Chcr. •17 Rhône•el-1.oire. . 35 Calvados . . . :10 Loire (llaule•)... . . . . . :;1 llaule•Saùne. . . . 41 Cantal...... )1 Loire-Inférieure....... :JO Saône-et-Loire.. 34Cbarente:. 3:i Loirel...... .. . .. . .. 3 C Sarthe........ .. .. .. .. 30 Charente-Inférieure.... 34 Lol........... 28 Seine-et-Oi,e...... 25 Cher..... 31 Lot-el-Garonne ..... ·.. ;o Seine•lnf(·1·ieure....... 31 Corrèze......... -12 Lozéro.. 37 Seine•el•llarne.. 30 Côte-d'Or. 35 )laine-el•l.oire....... 3J Deux-Sèvres. 32 Côtes-du-.'ior,I.... . . . 2li M,1nche..... 38 Somme........ 30 Creuse..... •'i9 )larne... 21 Tarn ..... Dordogne ............ 40 ~larne (llauit>-1•.•.•.. 31- Var.......... 43 Doubs.... 42 Mayenne..... 31 Vendée........ 31 Drôme............... -17 )leurlhe.... 31 Vienne..... 31 Eure.......... 26 Meuse........ 30 Vienne (Haute-).. 37 Eure•el·Loir. 26 )lorblhan........... 31 Vosges........ 38 Finistère.... 28 Moselle...... 28 Yonne....... J3 Celle hausse si disparaté, mab partout si forte, n'est point passagère; elle se maintient en janvier iî03, au moment où Iloland dresse son rapport à la Convenlioo. Je reviendrai tout à l'beure sur les causes de la crise indiquées par Roland; je ne cite maintenant ce texte, très important d·ameurs à bien des égards, que pour noter la permanence de la bausse du bl6 el du pain, et ,es profonds clTels rnr Loule la vie économique de la France. ,, En vain, dil Roland, les barrières fiscales sont-elles détruites, une recherche inquisitoriale plus funeste encore neutralise le, subsisl~nces dans toutes les veines du corps politique. Le pri.c des grains varie pour le Français de 25 à 64 livres le setier, et l"agriculleur ne p~ul échanger librement le produit ctc ses sueurs contre l'industrie de ses compatriotes. A ce faux système désorganisateur des rapports sociaux, la Convention a opposé une loi pleine de sagesse; mais il faut encore ajouter romme cause décourageante de l'agriculture, la nécessité de satisfaire aux dépenses publiques par 1'6mission d'une masse c0nsidérable d'assignats, dont J'échange est de moitié au dessous du pair contre l'argent, signe gén6ral de la richesse de toutes les nations commerçantes. L'arlisan agricole lutte contre le cultivateur poar l'augmentation des salaire.! dont Ir consommateur ne coment qu'avec peine le remboursement sur les denrées. Leur sw·liaussement est d'auta111 plus inévitable qu·un millio11 de bras empluyés aujourd'hui à Ill défense de la République diminue pour le

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