IllSTOlllE SOCIALlSTE Curicu, elîet de lïmmense mouvement national qui mêlait les hommes de toutes les régions, de toutes les communes dans l'acmée de la liberté! Il aYail fallu accorder des délais pin, élenrlus, el ainsi celle cause secondaire, m,is irritante, de déséquilibre s'a;outail à toutes celles qui altectaienl ]c, pri,. Dans celle hausse générale des prix, c'est surtout le blé qui avait monté. el ce renchérissement du IJlé était doublement grave, d'abord parce qu'il atteignait l',ilimentalioo du peuple, et puis parce que le blé é~ait en quelque sorte un étalon de val<'ur par rapport auquel tous les prix se fixaient: ainsi une hausse démesurée du blé tendait à bouleverser el à hausser tous les pri~. li y al'ail de région à région, et particulièrement du ~ord au 11idi, des dilîérences énormes dans les prix du blé, du simple au double, mais partout il élail extraordinairement cher. Le Conseil exécutif provisoire, dans sa prociamalion du 30octobre iî0:!, constate que « dao, presque tous les ùéparlemen ts méridionaux, le setier de grain de2201ivres 1-oidsde marc, se vend 6Ulivres et plus•. 00 livres, c'est e!îrayant: cela équivaut à peu prés à 43 francs l'hectolitr~ el mtime plus. Dans le ~ord, le prix u'est parfois que de moitié, mais prcs 1ue partout, même dans les régions les plus favorisée•, le prix alteint 3i livres le setier, ce qui est elorbilanL C'est le prix constaté par le ministre de l'intérieur dans une lrltre du 19 novembre: « Aujourd'hui, écrit-il, le prix commun du blé se monte à 37 livres. » C'était, sur les prix de la période de dix ans qui précéda la Révolution, une h~u,se énorme. • Depuis !îîûjusgu·à 1788, précbe Roland, c·est-à-dire dans re~pace d'envirou douze ans. le prix des grains n'a presque pas varié, el il s·est maintenu au prix commun de 2~ livres le setier de 210 lil'res poids du marc. • ~tainlenanl donc c'est presque le double, et dans le 1Iidi, c·est le triple. Fahre de J'lléraull, saus préciser les chiltres, dit le 3 novembre, au nom du Comité d'agricultur~ : , Partout les pri, éprouvent un surhaussement qui doit inspirer des craintes. • Creuzé-Latoucbe, • au nom de la seclion des subsistances», constate, dans un rapport substantiel ùu 8 décembre, qu'il y a de région à région des inégalités extraordinaires, mais que partout un terrible mouvement de hausse a porté les prix à un niveau que, dans le siècle, le peuple n'avait pas connu. « Voyez le tableau ria prix ria blé en France depuis 1756 Jusqu'en 1700. Ces prix sont les prix moyens d~ rhaquc année, réduits sur le ·setier de Paris, qui pè:;e :!10 livres poids de m,rc. • Depuis iî36 jusqu'en 1766, le prix du blé a été de t i à 18 livres. En JïOO, le prix ùu blé a été de 20 livres; il a encore monté rapidement dans les
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