Jean Jaurès - La Convention I

IIISTOIRE SOCIALIS1'E sanl encor<', va se rédui,anl chaque jour. Comnwnt dè, lùrs le cliscré<lilde l'a-signal commenc,• rlh le milieu cle l'ann~c 17\lt n'irait-il pas oag~rarnnl / Comment, par suitP, les troubles oconomiquc, dont la bais,o commençante de l'a,,ignal arnil étc le principe, ne se renouvelleraient-ils pas en s·aggra1a11l aussi? c,, n'Psl pas qu'en celle fin de 1702 cl au commPnr,'nwnl de 1703 l'a<'l,- ,ilé économique du pay, paraisse atleinlc. Ni sa proclurtion ue 0~chlt, ni ,es écbauges ne se ralenli,-enl. J'ai déJà noté le; rhullal, tuul à foil filyoruhle, quo le, dornrucub ufllcielo enregistrent pour le premier semestre de lill:!. Rolancl, dan, le rapport qu'il adresse à la Com cntion le U jnnl'ier ,ur l'enscmbJ.• ùe son aclminblralion, commente ers ri•,ultal, a\'ec la com11.-.teucecl la sùretc 1fU8 lui chrnnaicnl en cc, malière, cl,• fortes éludes, 1ks roi·,,ges cik111luset la longue praliquc de l'inspection de, man11fucturcs. Or, il u'y a pa, un mot, dan, J,. rapport de Roland, qui permette ùe ,uppo,n que dans le ,econd ,-eme,tri• tlP t;n~ la ,ie cconomique dupa), <e,l amortie. El dan, l'elal d't•sprit où Hait Roland, Loujours effaré de ce qu'il a1ipelail !anarchie, Loujours muro,c el gemb,ant, il n'eût pa, manriuc de sic.maler la crise des a[.rires comme l'inévitable effet des • agitation;; » ')UC oaus cesse il dénonç.iil. Au contraire, il n'y a presque pas de teintes sombre~ dans le l31Jleauqu'il tlil; il n•.,. a dara ,on rapport aucun pre,si•ntioienl JJ.cheu,. • Le, relation, exlt·rieur~. de la Hr 1publique avec lolls l(•Spcupl~s euro1>é~ns,levantins, barbare,qu» et anglo-américains, ;,e ,ont éle,èes, pendant le premier ,em,·,tn' d(•1;0~. (1 ~27 millions d'importations el à :l82millions d'1•,µorlatioM: ce qui annoncerait pour l'année entière une m ,sse tl'approl'bion1i,'11wrlls cirez l'élrao~er ,Je w\ million, et ur. lutai d'echan,:e, ùe notre part d<':r;'r million-. Anr,r•,•moyf1111e.nos achats n'eicérlaienl pas !lHJ millions el nos Ycntc, ne ,urpa.-aier,l pas 3:;7 million,. ~lai, l'e~cédt>nl pro1.ortionnel (JUi se fait remarquer 111111, l•J ldbleau actuel de nos lr,rnsaclion, comn.crcialc, a diJTérente, cau,es qui seront indiquée~ clau. la suite de celle analy,e. « Li•• rontrée, méridionales de l'Europ~. telles que n:-pa!(ne, le Portu- ::al cl l'Italie uou~ ont apporté, pendant le semestre en qu<'slion, pour 115million, de marchandise, el année moyenne ell1i, ne nous en Couruis,,•nl pu au delà de 100 millions, principalement en laines, soie,. indigo, cuebenille, •oulÙ!, hois de leinlure et de marqul'llcric, el huilé d'oli\'c. Les grain,, surtout wnant de Gênes, forment un arliclr! considérable, aussi bien que les eaux-de-,ie de vin d'Espagne qui sont de,linées à suppléer dans co moment le débit e,térieur de nos propres eaux- le-\ 1c,dont la discllc dans nos récoltes en vins a diminué la distillation. :Sous leur a,on:; li1ré en échange el pour le même semestre, pour 78 millions, not.1111nw:1ten produits de nos manufaclutta. draperies, bonneteries, ehapellerid et autres, ain,i qu'en sucres el carêa <lenos colonie6. • Année moyenne, nous vendions à ce5 puissance,; méridionales pour

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