HISTOIRE SOCIALISTE • Le Corps législalir, dit CamlJ011,forcé de déclarer la guerre pour la défense de la liberté, crut qu'il devait tout sacrifier pour cet olJjet; il 1,ensa qu'il Hait comenable de conserver toutes ses ressource;; pour en acquitter les frais; tn consequence il réduisit le remboursement des de/tes uig1bles d 6 millicmspar mois, en n'y comprnwnt qui' lrs detteç rw-rle.çsousdP 10.000; el il ajourna à un temps plus heureux toutes les dtp nse, qui n'étaient pas relative, à la guerre el à la Révolulion. • C<-n'était pas précisément la banqueroute, • ln hi,lense banqueroute • dont )lirabeau a,ail épouranté la Constituante. Cir il pou1àil semhler qu'il n'y ,l\11it qu'un bref ajournement imp<>s•par la cri,e extraordinaire fie la patrie, <'l la vente d!'crètée des biens de~ <'migrés promellait aux tré,inciers de l'Élat des colllp!'n,alions el des combinaisons fructueuse,. Mais il 1 a"ail Sm!)('n•ion de paiement, et c·est un des plus grands signes de la révolu lion qui s'él~il accomplie dans ln Révolulion mCmc. J'ai cité, quand j'analysai, Je, causes économiques et sociales do f:rand moU\cment de 17:.;9,le mot fampu, de llharol : •·La Révolution a été faite par les rentiers•· Voici que maintenant les inlérêls de la bourgeoisie rentière ont ces é de diriger, de gouverner la Révolution. Sous le coup du danger, la Révolution semble de\coir son but à elle-même el ,on propre droit, el elle n'hésite point à sacrifier pour ,a défense les intérêt, mêmes dont, tout d'abord, elle protédail. li est Haî que les rentH!rs l:laienl pris dan, le moavemenl révolutionnaire el quïb ne pou1airnt plu, reculrr. Bien miem, la l\eH1lu-- tion leur disait : • Que la guerre impie enlrtprise contre la lilwrlé et la l ~lrie prenne fin; que les conlre-rcvolulionnaire, du d,•hors ,oient œra,ë, comme le, conlre-ré\'olulionnaire, du dedans, el le paiement de la delle c~igible pourra reprendre dan, des proportions beaucoup plu, larges.• llab malgré celle mai,,mi-e ,tn le, a--ignab, presque tous affectés au ~ervice de la guerre, le dl'!lcil ,,arcruis,ail. Un premier rapport de Cambon, le 12 uctolJre, en conslale l'étendue : • Le Curps constituant crut qu'il poU\-ait el de, nit fixer les dépen,es à 48.55S.a:l3livres par mois; il vil bientôt que les recettes ne s'élevaient pas à la m~me somme par les retards du recounement des iwpOts, el que de ce lait une is,ue re,tait ouverte au déficit qui allait empirer de jour en jour. • Cett" partie des non-rentrées pour le mois de <Pplembredernier s'<'létr à 1/j 3tS.21 J livres. En outre, dam cemois, nous avions 400.000 !tommes; il a falltt en lever encore 200.000; cet objet est mont/ à f2/.167.79f livres.• Ain,i, la c.iisse de l'extraordinaire de,·ait être appelée, rien que pour le mois de seplemllre, à cou\·rir un dcficit de cent quarante millions de lilrcs. Et comment y pou\'ail-elle suffire? Peu à peu, à mesure des besoins, le chilire d'émbsioo des assignats anit 616 forcé. li s'6lail élevé graduellement
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