11JSTIIIHE SOCIALISTE docile, fabant le bien par amour el sentiment, rais inl le mal par ,._,,r,·rnrnt. « Toutes le, fois que l'on parle des funeste, é1éncments de ,rplPmhrc, on lixe l'indignation publiijue rnr une pulgnre de ,ib bourreau, \'l ,nr un" multitude héhl'lée ou furicu-e égarée. On ne 11,n1111e Jlil• 1,·, ordonnateur,. Je vous dis franchement, citoyen,, que la mullltu,lc était lro111pfr cl que, ,i l'on 1cul inspirer une ju,le horreur de luu; le, crime, qui furent commis, il faut a,·oir le courage rt·cn nommer le, auteur,; il faut nom1r,(•rrell\ qui conçurent cet horrible dessein, qui en dres,èrenl le plan cl qui p1•uposi•rcnlfroidement pen,lant plusicur, jour, les moyens d'eiécution. JI y en a qui croie1,l qu'il aurait été racile de sop1,o,,•r à ce débordement d'alrocitc,. Je croi,; qu,· rl'l:t était impo;,lble. il 11es'a!Jissail pa.i d'un mo1we111t11l 1,op11lafr,,: ,.,,,, iluil 1Jrdo1lllé. Le pou,oir élail respecté. Toul ohi:b,ait. L.1pr(·,encc du ma;11· ,cul di:;sipail un attrour,cmcnl au Temple. La ,knatur,· d'un pro,'meur de 11 Commune, d'un secrétaire, faisait rendre les citoyens à la vie cl a la ,uciélé. Je conviens que si l'un des trois pouYoiis qui domi naienl a"ait refu,é ,un a-.entimcnl à ce que l'on proposait, ces è\'éncnwnts' n'auraient jamais ,ou,l.t'• la France. Je crois mûme que si un seul memurc de l'un ùe ces pouvoir, s'y êlail oppo,,·. il aurait pu ,eul tout cmp6chl•r. • li y a dan, le, vrup<,s de Lindet une étrange incohérence. Tantôt il dit qur le mou,cmenl, étant ordonné, était irrésbtihlc, tantôl il dit qu'il aurait ,uffl pour l'emp6cher !l'un seul mc:ubr,) ù'une de, trois autorités ron,lituêe,. )lais son accu,ation va trb loin. Les Girundins, 111allrcsde la Curn111i»ionde, Douze, Pétion maire de Paris, cl toul le rninistèn·, y comp1 i- llohml, ,ont for1ncllt'menl accusb 11'arnir commis, organi.é ou toit-ré d,•lil,crément ,,., ma,,acre, rie '"(lt ..111lm•.Qui 1lonc fera la parl dr, JP•pon,al,illlé, ·! La rc,p :isabilité pa~si1e de la Commune cl mème de l',\sscmulée c,l indéniable. L 1 responsabilité nclhc de llarat et du Comité de suneillance dé la Commune est lncontc,1able ans;i, bien qu'il soit malai,é d'en précber le ùc0rc. :\!ab qui a»iguera la proportion, en ce sombre u, éncmeut, drs forces de calcul el des force, ,pontanuc, ·1 Les Giroaùins Ill' pou I aient rechercher le, • organi,atcurs • des ma"acrc, ,ans s·c\()0,cr à toucher Je peuple de Pari;.Le micu, ctait donc de prati11uer une grande r,oliliqmJ d'amnblic cl dP • tirer un Yoile •· lb s'at,pliquèr, nt, au contraire, à mettre à nu la blc,.urc cl à l'aviyer, à ~urexciler la crainte. Le 10 ,eptemhre, à un morocnl où ,biblt•menl les inlluence, humaines ont repris pu,,e,,ion de la Commune, où l'autorité lie Pétion e,t raffermie, où Pari, esl c.,hnt', le journal de !Jri,,ol approuve une ~ingulièrc inillalive toute d'alf~lemenl: « L, section de l'Abhaye, pour pré\'~- nir les horriule, brh;and,H:es JJUise mé,litaicnt it Pari;, et empècher que les citoyens ne de,·ienncnl le., Yiclimes du dé.ordre, a propo,ô it Loute, le, sections une confédération gé11érale entre elles et tous J,,, citoyens, p11ur s J garantir rédp101uem~nl leur:; prupriùté; el leur,; vies : d1<1111œâ/1J!f''" ,,.,-a
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