Jean Jaurès - La Convention I

!Cû lll'iTOlllE SOCL\Ll::>Tl> mati, 1uo de Guy-Ke,·sai11t,muis dans l<Jjournal de 1.lrissot, cl non à la trih1111e électorale : • Les ancie11s pcign lient la calom11ie un puL(11arI à la m:lin; eu elfet, les c:ilumniateur, ('( les as-a,,i11s sont frères. Calom11ié aujo11r,1'11t1i il la tribu,w élt•ctorale, demain, je le ,ais, je p11i,être certain d'ètre i 11molé... Celui q ,i 111".1crn-eda,·oir 1oulu fo11derle Fcuillautisme sur les ruines des Ja.·ol>i11s e,t un c.1lomniateur; celui qui m'accu•e d'avoir changé d'opinion sur la déché,111eedu roi, c,t un me11t!'ur... Je Mclare que c·cst porter a1tei11teaux Droits de lïlommc que d'o111rir une (ri hune publique où la discus-ion sur les in lil'itlus n·e,t cependant permi>e qu'à ceux •1ui ont un intérèl immé<liat à 1,l•i11·l•cil•1-, à écarter des ~uffr\\gcs lout cc qui n·c~l JHSeu\. » \'aine prole,talion perdue ùans la clameur po1rnl ,ire, el c111ela Gironde, d'ailleur,, ne p rotligua pas. Elle atte11dail amèrement ,a re,·anche de, ùolpartements. A Paris, c'est llohespierre cl Danton qui soul, si je puis ,lire, les grands élrctcur,. Danton, auquel!,• journal de Prudhu1111nc repro1·hr lo,ll'llemc11l sa complai,;ance pour des artislt•:; peu préparés au role de lt•gi,lalcur, inter, ienl en ra,cur de Fahr,' d'Églantine, le spirituel et ing,'nicux auteurcomiqne, et du gran,I peintre 0.11·,1. Danton 1011lailmarquer :;011lar<:e sens ùe la ,ic, el comment la fur~e ré1Ululionnaire ùc,·.,il non abolir mai; p ,ssionner el soulen'r l'art. ~laral ne fut pas élu fans ré,ist.,nce. El c'est encore un signe <J11r pre::- que au-sitôt après les massacres de se1>tcmbre unr r,•,a, t:011 contre le meurtre se procluisail. Le journal de Prudhomme, quoiqu'il cherchilt à capter l'c,tn'me ùèmorrale, ie pren I à partie sans ména,;emenl. li e,l vrai qu'il y arnil entre l'Ami du Peu1ilP cl les Révolution.• de Paris rilalilo de vente el d'influence . .\lais le journal de Prudhomme ne se srrait point risqué à ses venimeuses allaques si la I o, ularilé de ~larat eût Hé au plus haut. • :-lous sommes làchés que .\laral, t,,ujour, trop plein de lui, fa,sc déborder des sentiments qui s'accordent mal avec la mor.ililé d'un léf,;islaleur patriote. Les listes ùc proscription qu'il lâche clc temps à autre dan, le public n'olîrenl pas toujours un caractère dïm1,arlialité el de ju,tice, si nécc,,aire à des me-ures aussi violentes. Quelqucfoi,, Marat s'oublie au poi11l de lai,ser croire qu'il porte ses vues jusqu'à la dictature ... ~laral est loin (l'.,,·oir manifesté dans sa t·on luile autant de courage qu'il a montré 1l'audacc dani ses pamphlets. li s'est tenu Ei t•xactcment sous le voile qu'o11 l'a cru longtemps ex1>atriéou mort. C'est compromettre la vfrilti que d'en rend,·e les oracles du fond d'une cal'C... C'est à l'imposture ~acerdotalc à~ rclrandwr dans les lénèbre,. D'autres que ~l:1rat ont tlil aut.1nl de vérilt•s el d'Ju,,i fortes, ,ans se cacher. Gorsas et quelques autres encore n·onl point su,p1•n lu leur, tr,1va11x un seul jour; ils ont écril au fort m~me de l'orage el 11'01ll point eu peur. M.Jrat s'c,L lu plu,i eurs fois el longlcmp,. Comme les Parthe,, il n'a combattu qu'en fuyant lüin du champ de ltalail:e. :-ious avons dit que Marat ~er,1il de

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