JIIS'l'OlllB SOCl.\l,ISTE 1271 pcrson1t,llement respomables de tous les événements, sur leurs tètes, pour hre jur,i's militairement, sans espoi,· de pardon, _tous les 1t1emb,·esde l'Assemblée nationale, du départemrnt, du di>trict. de la mw,icipfllité el de la gardP nationale de Paris, les juges de paix et Lou.,ceux qu'il appm·tiendra; déclareul en outre leur.<dites Jlajestés, sur leur foi el parole d'nnpereu,· el roi, que s'il est fait la moindre violence, le t/Windrc outrage à Leurs Majestés le ,·oi, la ,·eine et à la famille ,·oyale, ;,il 1i'e,t 1wspou,'!'11immédiotement à leur stlreté, à leur conservation et à leur lib1'1't1't,'lles e,i til'eront une vengeance exemplaire el à jamais ml'mo,·llblr, >;" u,·nnT L., ,·,ttE DE PAn1s A UNE EXÉCUTION MILITAIRE ET A UNE S~B\'EllSIO" TOTALE el les rùoltés coupables d'attentat au.c mpplices qu'ils auront mh·itls. Leurs Majeslés impériale et royale promettent au contraire aux habitants de la ville de Paris d'employer leurs bons offices auprès de Sa ~lajeslé Très Chrétienne pour oblenir le pardon de leurs tort, el de leur. erreur., el rie prPndre des mesures les 1,lus vigoureuses pour assurer leurs personnes et leur. biens s'ils obéissent promptement el exactement à lïnjonclion ci-dessus. » Ainsi les alliés menaçaient de pendre ou de passer par les armes toute la France révolutionnaire, ses soldats, ses représentants, ses administrateurs, ses citoyens. Ce ne sont pas les lois de la guerr~ qu'ils se proposent d'appliquer aux Français: ils ne les cons idèrenl pas comme des ennemis, mai$ comme des rehelles; el c'est du point de rne du roi de France, c'est au nom de sa légitimité qu'ils se préparent à piller, à incendier, à saccager. ~Ienace puérile par son étendue même. Car ils n'auraient pu rappliquer sans faire de la France un immense charnier d'où un soulfle de peste el de mort se serait répandu sur l'Europe, empoisonnant d'abord le ,ang des envahisseurs 1 )lais menace fur.este pour Louis XVl, puisqu·en somme c'est lui qui, aux yeux de la nation française, devenait responsable de toutes les violences exercées ou méditées contre elle ! Ce manifeste ne pouvait avoir que deux elîels : ou bien aplatir d'un coup toute la Pra ne e révolutionnaire dans la plus lâche terreur, ou bien sure,citer la haine du peuple contre le roi. Or, il fallait toute la frivolité des émigrés, tout l'aveuglement de la contre-révolution pour rroire un instant que la France nouvelle prendrait peur. Le manifeste était donc absurde, mais il était la conséquence logique el nécessaire de la guerre elle-même. Du moment que le roi appelait l'étranger pour rétablir son autorité, c'est le roi lui-même. sous le couvert el par les mains de l'étranger, qui faisait la guerre à son peuple. C'est donc en rebelles et •non en 1,elligérants que les hommes de la !\évolution devaient être traités. C'est en vain que les royalistes modérés, épouvantés après coup de l'effroyable responsabilité que ce manifeste faisait peser à jamais sur la monarchie, ont prétendu qu'il dépassait les intentions du roi, qu'il était con-
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