Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

LIISTOIHG SOCIALISTl> i109 nisées. Il atflrme qu'en baille de Lalàyetle lui-m,'me, Dumouriez a refusé aux soldats de la patrie el de la !\évolution tous les secours d'approvisionnements el d'armes sans lesquels ils ne pou\'aient espérer la "ic!oire. Ainsi, tous les partis qui se disputent la maitrise de la Ré1olution invoquent le drapeau. Ainsi tous se renvoient le reproche meurtrier de trahison: à Brissot, ami et protecteur de Dumouriez, qui a fait mettre en accu,alion Je feuillant De Lessarl, Lafayette répond en accusant de trahison Dumouriez lui-même, qui fut jusqu'au 15 juin l'homme de la Giron,le.. • C'e,l, dit Lafa)elte, après a\'oir opposé à tous les obstacles, à tous les projets, le couragcu,; et persé\'cranl patriotisme d'une armée, sacrifiée peulêtre à dPs com!Jinaisons contre son cher, que je puis opposer aujourJ'hui à celle faction la correspondance d'un ministre, di:;ne produit de son club ; celle correspondance, dont tous les calc11I, sont faux, les promesses vaines, les renseignement, trompeur,; ou frivoles, les conseils perfides ou contradictoire,, où après m'arnir pres.é de m'avancer sms précaution,, d'alhqucr sans moyens, on commençait à me dire que la résistance allait devenir impossible lorsque mon indignation a repoussé celle hl.ch~ assertion. • Et L1rayelle, après avoir flotté son armée et les espérances nationales, conclut que, pour vaincre ses ennemis du dehors, il ne manque à la Fran.ce qu'une chose: écraser les a11ilateur, du dedans. • Ce n'est pas sans doute au milieu de ma brave armée que les sentiments timides sont permis. Patriotisme, énergie, discipline, patience, confiance mutuelle. toutes les vertus civiques cl militaire,, je les trouve ici (vifs applaudissements d'une grande partie de l'Assemhlér). Ici, les principes de liberté et d'égali\6 sont ch6ris, les loi,; respectées, la propriéL6 sacrée : ici l'on ne connait ni les calomnies ni les raclions ... Mais pour que nous, soldats de la li!Jerté, combattions avec efficacité, il raut. .. que les citoyen,, ralliés autour de la Constitution soient assur6s que les droits qu'elle garantit seront respecté, avec une fidélité religieuse qui fera le désespoir de ses ennemis cachés ou publics. • « Ne repoussez pas ce vœu, c'est celui des amis sincères de votre autorité légitime. Assurés qu'aucune conséquence injuste ne peul découler d'aucun principe pur, qu'aucune mesure tyrannique ne peul servir une cause qui doit sa gloire aux bases sacr~es de la liberté et de l'égalité, faites que la justice criminelle reprenne sa marche constitulionnelle; que l'égalilé civile, que la liberté religieuse jouis:;ent de l'entière application des vrais principes . • Que le pouvoir royal soit intact, car il est garanti par la Constitution; qu'il 10it Indépendant, car cette indépendance esl un des ressorls de notre liberté; què le roi aoll révéré, car il est investi de la majesté nationale, qu'il pulue choisir un ministère qui ne porte les chaines d'aucune faction, et s'il

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