HISTOIRE SOCIALIS1'E Ol5 française rendent indispen•able d'y acheminer des modifications pour loi assurer une existence solide el tranquille. L'empereur applaudit à cet égard à la sagesse des bornes que Leurs )lajestés 'frè;, Chrétiennes mettent à leurs désirs cl à leur, vues. • « ·LP.rétablissement de l'ancien régime est une chose impossible à exécuter, inconciliable avec la prospérité de la France. Le renl'ersement des bases essentielles de la Constitution serait incompatible avec l'esprit actuel de la nation el exposerait au.t derniers malheurs. Lier celle Constitution avec les principes fondameotau.t de la monarchie est le seul but auquel on peut raisonnablement ,·iser. • « Les objets compris dans ce hul sont tracés avec la précision la plus satisfaisante dans le mémoire envoyé par la reine. Conserver au trône sa dignité et la convenance néce,saire pour obtenir le respect el l'obéissance a1n lois; assurer tous les droits, accorder tous les intér~ts; el, regardant comme objets accessoires les formes du régime ecclésiastique, judiciaire èl féodal, rendre toutefois, dans la Conslilulion, à la noble,se un ékment politique qui lui manque, comme partie intégrante de toute monarchie. Ces points d'amendement renferment tout ce qu'il est nécessaire de vouloir ... • • Il y a quatre mois que l'empereur partageait l'espoir que le temps, aidé de la raison cl de l'expérience, sufli1ail seul pour réali!er les amendements. Les communications secrètes ci-jointes prouveront la bonne foi avec laquelle il seconda, sur cet espoir, la détermination du roi el de la reine et qu'il ne linl point à ses soins que les mêmes \'Ues n'aient été adoptées par toutes les Cours (elles l'ont toutefois éto par la plupart, et même par toutes, eu égard à l'effet), ainsi que par les frères du roi et par les émigrés. • Ce n'est pas que l'empereur 11e persiste encore à croire que le but det'1'a et pourra être rempli .ans troubles et sa11Sgue,.,.e, car il est intimement convaincu que rien de solide ne pourra étre effectué qu'en se conciliant la volonté et l'appui de la classe la plus nombreuse de la nation, composée de ceux qui rnulanl la paix, l'ordre el la liberté sonl aussi fortement attachés à la monarchie; mais parce qu'ils ne sont pas lûus parfaitement d'accord, parce qu'ils sont lents à se mouvoir et à se déterminer, parce que leur attachement à la Constitution est plus obstiné qu'éclairé, tout porte l'empereur à craindre que cette même classe de gens, abaudonnée à elle-même, on se laissera toujours mallriser, ou que ses lionne$ iotelllions seront prévenues et rendues infructueuses par le parll républicain, dont le fanatisme dans les uns el la perversité des autres supplée au nombre par une énergie d'activité, d'intrigues et de mesures fermes et concertées., qai doil nécessairement l'emporter sur le découragement, la désuni/ln ou l'indifférence des premiers. Plus 1es chers (si bien caractérisés dam I&mémoire) qui dirigent ce parlii sentent que le temps el le calme anéantiront leu, crédit, plus ils se livrent à des mesures désespérées el vi~lentes, et cherchent d'eRJrabier la na/ion à des e:rtri:-
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