724 JIISTOIRJ,; SOCIALISTE e~i~te un moyen sôr de le faire tomber avant le succès, de les forcer à marcher le virnge découvert, ils ne peuvent plus Mre à craindre. • Foi admira\Jle dans la puissance de la liberté el de la lumière ..... • Un roi, dit-on, est nécessaire pour donner de la force au pouvoir exécutif; mais dans un pays libre il n'existe de force réelle que celle de la nation môme, les pouvoirs établis par elle el pour elle ne peuvent avoir que la force qui nait de la confiance du peuple el de son respect pour la loi. Quand l'égalité règne il faut bien peu de force pour forcer les individus à l'obéissance, el l'intérêt de toutes les parties de l'Empire est qu'aucune d'elle ne se soustraie à l'exécution des lois que les autres ont reconnues. • · • On parle toujours comme au temps où des associations puissantes donnaient à leurs membres l'odieux privilège de violer les lois, comme au temps où il était indiliérenl à la Bretagne que la Picardie payait ou non les impôts. Alors, sans doute; il fallait une grande force aux chefs du pouvoir exécutif, alors nous avons vu que même celle du despotisme armé ne lui suffisait pas. Il a existé des abus, des dangers contre lesquels l'existence d't111 roi a été utile, et sans cela y aurait-il eu jamais des rois? Les institutions humaines les plus ,icieuses sont-elles autre chose que des remèdes maladroitement anpliqués à des maux imaginaires ou réels? .... C'est au contraire l'existence d'un cher héréditaire qui ôte au pouvoir exécutif toute sa force utile en armant contre lui la défiance des amis de la liberté, en obligeant à lui donner des entraves qui embarrassent et retardent ses mouvements. La force que l'existence d"un roi donnerait au pouvoir exéculir ne serait, au contraire, que honteuse et nuisible; elle ne pourrait être que celle de la corruption. » • ~ous ne sommes plus au temps où l'on oserait compter, parmi les moyens d'assurer la puissance des lois, celle superstition impie qui faisait d'un homme une espèce de divinité. Sans doute, nous ne croyons plus qu'il faut pour gouverner les hommes, imposer leur imagination par un faste puéril el que le peuple sera tenté de mépriser les lois si leur suprême exécuteur n'a pas un grand matlre de la garde-robe.• Ainsi, Condorcet, avec une haute philosophie historique, reconnait que la royauté a été utile. Mais elle a cessé de l'être depuis que la société française, de1enue plus homogène par l'effet de la Révolution, favorise par son unité même le jeu du pouvoir exécutif. El le prestige religieux qui s'attachait à la monarchie s'étant évanoui à la lumière de la raison, l'inutilité présente des rois appara!L sans voile. Voici maintenant des vues admirables de philosophie histori(Jue : « Des hommes qui se souviennent des événements de l'histoire, mais qui ne connaiss()nt pas l'histoire, sont effrayés des tumultes, des injustices, de la corruption de quelques républiques anciennes. • Mais qu'ils examinent ces Républiques, ils y verront toujoursun pe.ii,it.
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