6î2 IIISTOIRE SOCJA.LISTE A.in:;ile grand secret aYait percé les murailles des Tuileries el il était allé ju«1u"i1 la cave de Marat se révéler à la Révolution. Il faut citer ce mémoire el celle lellre de Fersen interprète ùu Roi et de la Reine, car il nous donne 1:.:nuance exacte de leur pensée, et il constitue en morne Lemps un nouvel acte d'accusation formidable contre la monarchie. C'est de peur que la Révolution en se modérant, en s'organisant, ne ralliât peu à peu tous les esprits, el ne devint irrévocable par l'adhésion presque unanime de la France, que Louis XVI el ~tarie-Antoinette se décident à brusquer le mouvement. Le • mémoire du comte de Fersen pour le Roi et la Heine de France», du 27 mars 1791, parait beaucoup moins destiné à déterminer par des conseils leur résolution qu'à en fixer par écril les motifs: " li ne parall pas douteux, éc.-it-il, qu'il ne soit nécessaire d'agir, et d'agir vigoureusement, si l'on veut rétablir l'ordre et le bonheur dans le royaume, le sauver d'une ruine totale, empêcher son démembrement, remellre le Roi sur le trône el lui rendre son autorité. «Lamarche uniforme et constante des Jacobins dans leur scélératesse, la désunion des démocrates dans l'Asseml.,lée, le mécontentement des provinces qui augmente visiblement, mais ne peut éclater, faute d'avoir un centre el un point de réunion; la détermination des princes et en particulier du prince de Condé, d·agir, si le Roi n'agit pas, tout cela paratt même être favorable, et plus on tardera, plus il sera difficile. « ~lais comment agir a·après les nouvelles qu'on reçoit de l'empereur, avec les indécisions de l'Espagne, et la difficulté de trouver de l'argent? Deux partis se pr·ésentent : run de tl'C rien eotreprendre avant d'avoir formé des alliances et obtenu des différentes puissances les secours nécessaire,, tant en hommes qu'en argent; rautrede n·auendre pour sortir de Paris, que rassurance des bonnes dispositions des puissances étrangères, et d'avoir trouvé l'argent nécessaire pour subvenir, pendant deux ou trois mois, à la solde des troupes, époque à laquelle on aurait obtenu un emprunt en Suisse.» « Le premier de ces partis est sans contredit le plus sûr; il présente moins de danger pour leurs ~lajestés, el l'avantage d'un succès moins douteux ou du moins contesté. • ~l.ds, .:omme il n'est pas 1iossible d'en prévoir l'époque, n'est-il pas à craindre c1ueles maux de l'Etat étant considérablement augmentés pendant ce temps, il ,oit plus difficile de les réparer? « J)!Mbitude ou le découragement 11·auro11t-ilpsas trop gagné pour qu'il soit alors possible de les vaincre? « LES E~PRITS EXALTt..;. NF. gE St:llO~T·ILS PO(NT CALMÉS, i\E SE RÉUi''ilRO:-iT-lLSPAS POt:H cnt:ER t,;\ OROI\E DE CUOSES TOLJOIJRS otSAVANTAGEUX AU llOI, )(AIS OÙ LES PAR- '!1ClLIEHS TROUVERONTRNCORELEURCOll.PTC, PAi\ LA TRANQUILLITÉ DONT ILS JOUlRONT 1,;T Ql:°ILS PIIÉl'ÉRERO~T ALORS AUX COHULSIO~S DE LA GUERIIE CIVILE?
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