Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

(j(H IIISTOl!lE SllCT.\I.IS'l'E des troi, autres bont tous ntaU1ais, el ne dilfèrenl entre eux que par le plus ou le moins. Le, Jacobins l't•mportent cependant sur les autres par leur e,;- tr,•ml' scélératesse; comme Lous les moyens leur ~ont hon-, ils ont pris un grand ascendanl, mais ils commencent il perdre beaucoup, N sans le secours de la canaille, qui est -oldér par eu,, cl les vellt'ilé, des aristocrates, ils seraient déjà perdus. Leur divbion ,,Yec le, 80 el les monarchistes achèvera de les perdre. • Mirabrau est toujour.~ poyi! par la cour et travaille pour elle; mais il 1t"a 1111< auta11tde uwyens pour faire lr bien quïl rn avait pour faire le mal, et il c,t obli9é de se cacher sous les dehors de la démocratie pour ne pas perdre toute son infl11e11cr.Sr., prinripeç sont toujours mauvais, mais il:, le sont moins que ceux des autres. ,\lalgré cria il est intéres,ant de ne pas l'a\'oir contre soi. 111. de Mont tra1aille avrc lui, soil crainte c,u prudence, ou intérêt, ou bien tous les deu,;, il ,e dit maintenant attaché au roi. lis ont achelé plusieurs personnes, comme 111~. Talon el Semonville, qui ont beaucoup influé à soulercr Paris, el qui doi,·enl travaillcr à pré,enl dans le sens contraire. Toul cela ,;'est utile qu'à ramenrr w1 peu d'ordrr et de lr(mq1tillitl' et à assurer la slirett' de la famille royale, mais jamai., on 11e po11rrase serdr a eux pour a11/rer!tose. « Paris, quoique fort c/111119/I, vil mcore d'r,ptirance, et lrs id,'es d'igalité et de liberté le sdduisent rncore, les provincrsdr mhnP. Le mécontentemrnt ,·si 9rt11ulel au9mn1tr, mail il ne peut se mmlife,tr,· 1,1111 quïl n'y aum Jill-' tle clt1'{1i et de centre, et, tant que le Roi srra enferi,u1 ti Paris, il ne peut fll'oir ni (1111ni l'autre; et, quoi qu'il arrit·e, 1.1.1111sLE 1101 ,E ,E~1 no1 PAR Ei:x, ET S.I~S DES SECOoRS (:TRANGERS QUI E~ l:IIJ'O,E,T 11è:,1E A CEUX DE S0~ PARTI. Il faut qu'il en sorte, mais comment el où all1•r 1 « Le parti du roi n'est c1,m1,obéqur ,le grns inra1 al)lcs,011 rlonl re,asprrafion et 1'1mpo1tcmenl sonl tels qu'on ne peut ni les guider ni leur rien confier, ce qui néccs,ile une marche plus lente el rie gr:mdes précautions. Le lieu de la relraile en demande encore clavanta.;e. li raul y être bien en sOrelè, il faut a,oir trou,é un homme capable el dél\oué qui eOLde l'iuOuence sur les troupes, qu'il lui faul bien connallre auparavant. ~lais tous ces moyens seraient encore insuffisants sans les secours des puis,ances ,obi ne,: l'E-pagnr, la Sui,se et l'Fm()ereur, cl ,aus l'assistance des puissances du ~ord (la l\us,ie cl la Suè,lc), pour en impMrr à J"Angl,•tt'rre, la Prusse el la llolhndo dans le ca, Liè, probable où elle, voutlraienl mellre obstacle aux bonnes intentions de rc, puissances et, eo les alla'}uanl, les emp~chcr de secourir efficacement le Roi ,le France. • Sans ct lll' réunion, je crois impossible que jllmais le roi de Francefa,se aucuue tentative JIOUr eprendre son aulorilé. Tous les re,,orls sont rompu~. t<.,ulrs les t~tcs sont égarées, il n·y a I Ius aucun ordre, aucune subordination

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