Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

618 li lSTOlllC SUCI.\ L15TE • On emploie mh11Pla violnice pow· (airr exlrlllrr les reqlemrut.i; 011 ("" e ,,., oui·riPro dPquiller leurs boutiques, lors mh11r qu'il, .,ont ro11/Pnts ,t11 .,al11irequ'ils 1·ecofrr11t.On veut d,ipeupler les ateliers et cf,ijàplusieurs at,-'iers ,e sont soulri·,,, ri dilfùrnts dhordre., 0111 été commis •· .\in,i c'est bien une organisation fi~ clas,e qui s'ébauchait. un soulèvement de classe qui se prépar,\Ït contre la bourgeoisie slupéfJile, et soudain menacée en son triomphe. El l'elîervescence révolutionnaire, l'exaltation générale communiquée aux ou Hier, par la Révolu lion bour.:eoise créaient un moul'eme11t bien plu~ vaste que l'rnrien mou,-ement étroit et partirulari,t~ du compagnonnaize. Les ouvriers aussi a1airnl leur Fédéra lion. Ch.1pPlier a entrern ce qu'il y a1·ait de nouveau dans cette agitation ouvrièci>: • Ces malheureu•es société•, dit-il, ont succédé à. Paris à. nne autre Soci ·1 • qui s'y était établie sou, J,, nom ,le Soci1'Lé des devoirs. • CPu, qui ne ,atisfai-aienl pa, au, devoirs, auî. règlem•nts de cette Sociclé étaient ve,é• ùr toute manière ». CbapP!ier, au moment même où il prétend que ce• assemblées ouvrières onl pris Lt suite du compagnonnage, conslalr. cependant qu'elles sont autre cho•e. Il a t!onc pre•-enli l'ampleur nouvelle de l'action ouvrière dans la FrancP unifié<'. L'n très cnrit'ux di•cours du duc ùe Ln Rochefoucauld, prononcé le iû juin 1701, deu~ jonr:; après le vole de la loi Chapelier, montre bien que les mrmhres de la Con,liluante avaient saisi le 6ara•l,'re ouvriPr du mouveme1,t. Ce !li•·cour, de La Rochefoucanl 1, en m~me Lemps qu'il c,,nfirmr.; d'une façon décbil·c, ce que j'ai dit plus haut de l'étonnante aclivilé économique de l'année !,(H, témoi~ne que dans h pen•ée des Con,liuianls les ouHiers avaient voulu profiler de l'urgence el de l'abondance du travail pour forcer la main am mallres. Dien mieux que ~laral, le duc de La Rod1efoucauld avait misi le -en, el l'intérêt économique de ces vastes éo:1lilions de salm·ié,. c•e~t à propos lie la di,soluUon projrtée des atelin, pnl>lic:<que parle le duc phil,rnlhrope. • Yous nvrz _voulu allendre le moment où l'abon la'lce du travail fournirait une Ful>sblance a•snrée à ceu~ qui vounraieot en trouver: car si le, alPlier, de la capita!P,, ujourd'hui réduits à. 20,000 par d,,, me~ure, de I" municipalité, renfermrnt encore l>fen des hommes que fhahitudP ou la facilité y conduisent, il en est un grand nombre à qui le tra1ail est nécc,saire, tic; pères de familles pauvres et respectables par leurs mœurs: el ce sonl génér~lemPnt ceux qui dans les temps d'abus, se sonl monlrës les pins h Lo,·icux cl d ,11t il n'e,t dans le cœur d'aucun de nous de compromettre un seul jour l'existence •· • Le moment est arrivé où vous pouvez, ~ans celle inquitllude qui jus-

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