l!ISTO!RB SOCI \ LISTP. de 1,200 Ihres. Jourde Elienne,cullivateur it (.;abrières,achèle en jaO\it-r 17{H une lerre de i81 livres. Jullian Anloine, m(,nagrr à Xavacclle, achèle en mars 1702 un prô de iî0 livres. Lambon Antoine, dit La Yoloe, au Cailar, achète en l'an Il une parlie du domaine de la Mourade (troisième lot) pour 5,100 livres. Lamouroux Jean el Orgeas Joseph, ménai;ers à Théz,rrs, achèl nt en décembre i700 un établissement avec terres pour 15,000 lirres. L~mouroux Joseph, ménager à Aramon, achète en a1ril 1701 une olirelle pour 3,5 livres. Lamoureux Pierre, agriculteur à Beaucaire, achèle en l'an JI un(' terre de 4,650 livres et une de 6,800 livres. LaugiPr Gaspard, ménae;er à ll,'aura(re, achète en l'an 111 une terre de 5,VOO Ji1 res, une de 1,030 liucs, nne de 3,700 livres. Laurent Jacques, ménai:er à Tresques, achète en mai 17()1 lrois lerres de 6,275 livres. Léger Jacques, ménager à Monlfrère, achète en mars 17!11 nnc terre de 5\0 livres el une, igne de 380 livre,. Lernl Louis, ménager à SaintChaples, achèle en mars 17\11 huit terres J,our û,300 livres. Lhermitle Barthélemy, ménager à Villeneure, achèle en féwicr iî01 un enclos de 1,51;:; livres, en mars une , igne-olivelle do 4,Q;;O livres. Liotard Jacques, ménRger à la Tourelle, achête le 20 avril i791 une maison et des terres pour 4~3 livres. Longuet-Damien, ménager à Yers, achète en décembre 17() , 15 articles de biens pour 7,751 livres .... ~Iaraval Jacques el Faucher Pierre, ména,;er, it Yaul'erl, achèlenl en arril iî01 un enclos de 4,800 li-res. J'arrêle à re~ret celle énumération ; car elle seule peut donnrr l'icléo e~acle de ce ~rand mou ,·1ment social. Quand on mit tous ces pai sans, tous ces rnllivateurs, tous ces n,énagers, tous ces simpl1·s Lravailleurs du sol acheter de la terre, on se demande avec élonnement comment les pay,ans du G. rd n'onl acquis qu'un sixième des biens nationaux. ~lai, qu'on remarque que cc sont en général de très petits lots qu'achètent les paysans : et lorsque soudain un riche bourgeois achète un domaine de deux millions, cela emporte ùes·milliers d'achats paysans. En fait, sauf deux ou trois ménagers ou très hardis ou disposant d'ép,1rgnes éle,ées, les achats des cultivateurs ne portent que sur des pièces de terre de valeur modeste. Mais le nombre de ces acheteurs paysans est très 1,rand. JI en est qui n'acquièrenl qu'une olivetle, un coin de vigne : d'autres achHenl de petits domaines d'environ cinq mille lines qui suffisaient presque à l'entretien d'une Camillede ménagers. Tous, en achetant ainsi, en satisfaisant leur passion de la terre, s'engag-ent à fond dans la RévoluLion. Du recueil de M. llouvière deux faits intéressants se dégagent. Le premier, c·esl q-ue les achats des paysans furent délinili(s. c·està peine sije note trois ou quatre cas de revente immédiate; les achelenrs ont pu sufiire aux
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