Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

JI ISTOIRI> SOC!.\ LISTE tic la pa•sion du jeu, dissipait en une agitation toute extérieur e, les forces du peuple de ~larscille. Barbaroux, l\ebecqny, les futurs républicain, et girondins ne t1rdèrent pa~ à ~c séparer de lui, et cc sonleux qui, dès 1701, eljusqu"à ii03 con dui~enl 1,, mou,emenl marseillais. Par eux ~arseille devient un arde nt foyer de bourg,,oi,ie républicaine el rérolulionnaire. Ce sont, pour un e large part, drs fils de famille qui s"enrôleront au bataillon célèbre qui, au 10 ao0I, donna !"assaut aux Tuileries. Quant à Licutaud. par une ba,s e et ininlelligcnle parodie de hliraheau, il êlail entré au ser, ice de la Cour el de la contre-révolution. Ainsi, dans Ir mouvement de la vie municipale, ~larscille, ap rès a\'oir lullé contre les puissantes inslilulions, à la fois féodales cl bourgeoises, qui l'opprimaient et !"exploitaient, après s'Mrc, un moment, disper,ée dans !"agitation suspecte imprimée par Lientaud à des élénwnt,; aveugle~. s'était enfin élevée à un glorieux républicanisme bourgeois. un p eu thMtral et vaniteux, mais sincère, ardent el entrainant la sympathie du p euple par sa fougue rt son courage. A :-ïantc, au»i, c'est la haute bourgeoisie qui administre la cité rt la dirige hardiment dans les voies révolutionnaires. Par ~a lutte violente conlre la nobles,c hrelonnr, la bourgeoisie nantaise élail, pour ainsi dire, montée il un ton révolutionnaire que l'ensemble du pays n·aueignil que plus ta,·d. Comme Licaucoup de commun es, Nantes se débarrassa d'emblée, en aoùt Lî80, d·une municipalité limorèe et su:"pecte: cl, sans allendre la loi d'organisalion municipale, elle créa, p our surveiller les ennemis de la l\érnlution, un comité permanent de salut p ublic. Ce seul mot esl comme une anticipation fié\'reuse sur les grands é,·én emenls révolutionnaires. Le docteur Guépin, qui a une connaissance si familière et si profonde de, hommes de la !\évolution à Nantes, énumère les membres de ce comité: • Nous y voyons Bellier jeune, Bouteiller père, le plus rie/te 11é9ocian1 de !,'antes; Bridon, orfèvre, Caillaud, Cantin, Chauccaulme, Chiron, Clavier , qui figurera dans le mouvement girondin; Comtard, de la Vill e, de la llaie, Duclos, le Pelley jeune, C. Drouin, Drouin de Parcay, Dupo irier, OU\al, Felloneau, avocat du Hoi; Fclloneau, maitre 1iarticulier; l~ores lier, Foulois, Fourmi père, Fruchard, Gallon père, Carreau, Gedonin, Genev ois, Gerbier, Laennec, Lambert, Le Bas, le Cadre, le Lasscur, de Hamsay, le Pot, le Hay. J. Leroux, Lieutau, de Troisvilles, Louvrier. ~laussion, Meslé, Pi neau, llarchand, Passin, Guillet, l\aimbaul, Sabrcvas, Sotlin de la Coind ière, devenu depuis ministre de la police; Toché; 'l'urc1u~ty, Yaudet. • Je regrette que le docteur Guépin n'ail 1>asindiqué la qualité s ociale de chacun de ces hommes, mais il conclut en disant :

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