7 L.J- LA RE\'GE SOCIALISTE L'Évolution del' Accord pour laVie LES ORIGINES ET LA PRÉHISTOIRE (r) (Suite) I [ I La formation des sociétés et des gouYernements ne peut scientifiquement s'expliquer, dit trcs bien l\l. de l\lolinari (Evol. pal. et révol.) que par des causes qui soient des nécessités dérivant de la natun.: des milieux où l'homme YiYait à l'origine, ou des nécessités dérivant de sa nature propre. Les uns et les autres ont exercé une influence, d'ailleurs Yariablc selon les i'tges. l'\ous verrons qu'elles sont des modes de la nécessité plus générale de l'accord pour vine. Dés son apparition sur la terre, l'homme est entouré de dangers de toute sorte. Sans parler des forces naturelles dont l'hostilité e!>t constante et des difficultés d'une existence réduite à sub\'enir ù ses besoins par la cueillette des fruits spontanés du sol, la pèche ou la chasse, il doit compter aYec des espèces animales plus agiles, plus robustes, mieux armées que lui, qui lui disputent l'aliment et J'espace. Si d'accord avec ses semblables, il n'avait point, comme les espéces animales les moins fortes, formé des troupeaux dans un but d'assistance commune, de défense ou d'attaque _collectiYe, il n'aurait pas manque d'être victime de ses concurrents, et son espcce aurait bientôt disparu. Aussi -voyons-nous les hordes les plus rudimentaires chercher en commun leur nourriture. Quelques-unes même sont si pénétrces de la nécessité de s'entendre qu'elles ont un vif souci de l'égalité dans la distribution de ce qu'on hésite à nommer leur richesse. Il semble que chez elles tout soit à tous. Danvin raconte (Voyage d'un nat11rnlisle, p. 2.-1-7)que, si l'on donne une piece d'étoffe à un Fuégien, il la déchire en morceaux pour que chacun en ait sa part. « Aucun individu ne peut deYenir plus riche que son Yoisin. » En temps de disette, quand les jeunes gens envoyes en éclaireurs rapportent de leur excur- (1) Voir Li Re1'11e Socialiste <lu 15 septcmbr.:.
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