La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

jOO LA REYUE SOCIALISTE cl1iss.1bk barri<'.!re, - d'envie, parce qu'ils vont, sans nous, d.:fendre, Yenger et s;iuver la patrie. « Deux dangers se disputaient notre courage; l'un nous appelait là-bas, l'autre nous appelait en Algérie. » (Hilarité gé11érnle.) ..\I. i\Ï.\RCH.·\L.- On était déjà en insurrection i1cc moment-là, YOUSle savez bien. (Rumeurs â gauche.) ;\f. GusTAYERouA::-:ET. - Non, Monsieur, Yous allez le voir. Attendez! i\ ous ferons l.i part de tout . ..\I. l\L\RCIIAL. - Nous nous sommes engagés pendant l\1rmistice. On nous a tous arrêtés . ..\I. GusTAYERouANET. - « Le cœur navré, nous les ayons laiss.:s courir ,lu plus grand. (Brnit.) Nous avons il combattre ici d'autres ennemis : traîtres il la République, qui se dissimulent dans l'ombre, qui ~e cachent derriàe leur ];îcheté pour frapper daAs le dos. « S'ils ont leur poste de combat, nous avons le nôtre, moins périlleux, mais aussi moins glorieux. « Emile Génella et Calvinhac ... » JI s'agit de mon collègue du groupe socialiste, qui n'est p.is antijuif peut-être, parce qu'il a fait son devoir en 1870. ccEmile G.:nella et Calvinhac sont dans les rangs de cette br,we phaLrnge. Jls combattent !il-bas avec l'épée et le fusil aussi Yaillamment qu'ils ont combattu i1 nos côtés a,·ec la plume. N'ous sommes sûrs qu'ils feront leur devoir. lis sont sùrs que nous accomplirons le nôtre, car nous avons les mêmes haines et ks mèmes amours. « lis n'ont pas voulu qu'on pùtdire un jour: On s·est battu pour Li R.:rublique, et les enfants d'Alger n'y étaient pas. « C'est bien! « Fasse le ciel que le desti1i des batailles leur soit farnrable, qu'il 0pargne leurs précieuses existences! • « Puissent-ils bientot, victorieux, après s'être montrés dignes de l.1 République, revenir nous dire que nous sommes dignes d'eux! ... " (Excl11mntio11s et rires.) ..\!. ZhAi-:s. - Nous demandons l'affichage en Algérie! J\l. :\1.-\RCl!,\.L-. Qu'est-ce que vous écriviez à cette époquc-I:1, monsieur Rouanet) ;\L GusT.\\'E ROUANET. - Je n'écrivais rien; j'avais quinze ans, mon .:!1er collègue. :\I. :'-[ARCHAL-. Et moi vingt. J\l. Gus TAYERoUANET. - « Que la réaction et les réactionnaires tremblent et rentrent sous terre devant notre front de bataille et devant notre attitude énergique et résolue. « Comme nos amis, jurons de vaincre ou mourir, et nous Yaincrons. » (.\'om!eaux rirt's .) « Signé : CHARLESMARCHAL. » 'M. ;\Iarchal n'est pas mort. Je ne doute pas cependant qu'il n'ait tenu son serment.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==