LA NATURALISATJON DES JCIFS ALGtRJE~S LA Naturalisation des Juifs Al aériens b (S11ile) X Cc bourgeois est en somme un citoyen au moins aussi honorable que les aboyems qui ne cessent de jappe·r ;\ ses trousses: quant au prolctairc dont nous Jvons déjà parlé et qui comprend mieux chaque jour la portée des questions sociales, il est infiniment supérieur à tous les points de \'Ue à l'ouvrier étranger, à l'armée roulante des Français automatiques dus à la loi de 1889. Il est vrai que les antijuifs pourraient ajouter qu'il manque une ombre épaisse à notre tableau. En admettant que le Juif n'ait pas en tant qu'homme les vices qu'on lui accorde gcnéreuscment et qu'il soit assimilable en tant qu'hommc, il suffira de lui accorder les droits civils, mais il faut lui retirer au plus tàt les droits politiques. Il est homme comme nous, soit, et même brave homme si vous y tenez, mais il ne peut plus 0tre clecteur, car l'expérience a montré qu'il ne comprend ni les devoirs ni les droits du citoyen. On a pu le faire électeur par décret, mais on ne fabrique pas un citoyen comme un meuble: il n'en a pas, il n'en aura jamais l'àme. Certes, la théorie est séduisante et beaucoup en effet sont électeurs qui dni;aient bien d'abord être citoyens. Mais les Juifs algériens méritent-ils tous les reproches qu'on leur adresse et qui finissent, à force d'être répétés, par impressionner le public? Est-il vrai que l'introduction des Juifs dans le corps électoral algérien ait tout gàté et corrompu, que l'électeur indigène ait toujours donné ses Yoix aux plus offrant, se soit laissé conduire au scrutin par des chefs qui trafiquaient eux-mêmes de leur influence et qu'il ait enfin profité de sa puissance_ électorale pour enYahir toutes les places lucratives, se faire octroyer de scandaleux privilèges et ronger jusqu'à la moelle tout l'os algérien? Voilà le thème sur leq~el on exécute depuis cinq ou six ans en Algerie les varia-
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