La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

660 LA RE\.lJE SOCIALISTE En somme donc le produit général de l'année sera: I. - 4,oooc. + 1,000\". + 1,000 p.-v. =6,ooo moyensdeproduction. ]J. - 2,oooc. + ~oov. + 500 p.-v.= 3,000 IIIO)'l'IIS de CO//SOll/llllltio11. N'oublions pas que nous prenons le cas ou une partie du nouveau produit et toute la plus-value sont consommées et la production continue sur la même échelle. Le salaire ( capital variable) et la plus-value de chaque branche doivent donc être transformés en moyens de consommation et le capital constant de cl-raque branche doit être tin'.: du produit annuel 1:ouveau. La branche l a produit des moyens de production suffisants pour les deux branches et la branche II des moyens de consommation en proportion nécessaire pour les deux. Il s'ensuit donc que les 500 v. + 500 p.-v. des capitalistes II seront transformés en moyens de consommation, partant ils seront employés dans la même branche. li ne reste donc du produit annuel li que 2,000 tk moyens de consommation. - Quant à la branche I ces 1,000 v. + 1 ,ooo p.-v. doivent aussi être transformés en moyens de consommation, partant doivent être échangés contre les 2,000 des produits restant de la branche Il. Par cet échange les capitalistes Il reçoivent des moyens de production pour 2,000 t.:t peuvent donc renouveler leur production sur la même échelle. Les capitalistes I ayant échange pour 2,000 de leurs produits contre des moyen~ de consommation, il leur reste 4,000 de moyens de production a,·ec lesquels ils peuvent continuer leur production comme de,·ant. li est clair ainsi qu'aucun des éléments dans chacune de ces deux branches ne peut changer en dimension de sa valeur, sans occasionner un changement de la dimension de valeur de tous les autres éléments. Le mécanisme devient encore plus complique quand on tient compte de la division des moyens de consommation en objets nccessaires à la subsistance et objets de luxe, ainsi que de la circonstance que le capital fixe transmet sa valeur au produit annuel par fraction et les parties usées doivent 0tre renou,·clées. L'accumulation de la plus-value et l'é largissement de la production entrainent des complications encore plus grandes.·Marx donne à ce sujet une quantité d'observations sur les crises. Arrêtons-nous sur quelques-unes. Marx explique les crises non par b. consommation insuffisante de b. classe ouniére, comme on le fait souvent. Cette explication-1:'i. donnerait une illusion qu'on puisse remcdier à la chose en haussant par exemple le salaire et en donnant ainsi plus de possibilité à l'ouvrier d'acquérir. Si encore cela était possible, mais malheureusement ce n'est pas le cas pour la production capitalistique. Marx prouve qu'une hausse de salaire ne peut être que 11w111eitla11ée et plutàt apparente que réelle, la position précaire de l'ouvrier, sa « liberté » de toute posses-

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