LA RE\'lJE SOCIALISTE entre la période de production et celle du travail, elles ne coïncident pas toujours. D'un coté le temps de travail ne peut être ininterrompu: l'ouvrier doit avoir journellement quelques heures de repos, tandis que le temps de production continue. D'un autre càté les objets de travail peuvent, durant la production, être soustraits temporairement à l'influence du travail et être abandonnés à l'actiYité des forces naturelles pour subir ainsi des nouvelles transformations. Par exemple, le vin est soumis à la fermentation. Sa production dure, mais non le traYail. Cette différence entre la période de production et celle du travail apparaît k mieux dans l'agriculture et dans la silviculture. Pour une période de production plus longue, l'avance du capital doit être plus grande, puisqu'il passe plus de temps avant que le capital entre dans la circulation sous forme de marchandises et retourne de là sous forme d'argent au capitaliste. De là la tendance des capitalist~s ;\ raccourcir la période de la production par tous les moyens qui augmentent la productivité du traYail (application de la chimie, machines, division de travail, etc.). On remplace par exemple le bl'ttnchissage de la toile au soleil par un blanchissage chimique à la base du chlore, etc. Mais cela ne peut 0tre accompli pour la plupart que par l'agrandissement du capital fixe. Le second élément de la période de rotation est la pl'.:riode de circulation du capital, dans laquelle c'est le temps de la \'ente des marchandises qui est fondamental; ce temps peut se réduire à zéro et alors la période de l.a rotation et celle de la production sont identiques, mais cela n'arrive que trcs rarement. L'amélioration des moyens de transport peut abréger cette dernière, mais elle a, en gèncral, la tendance à l'agrandir en apportant la possibilitc en même temps que la nécessité de chercher des marchés toujours plus éloignés, d'une part pour vendre les produits et d'autre part pour faire venir des matériaux bruts. Marx consacre deux chapitres a l'influence de la rotation sur la dimension de l'avance du capital et le taux de la plus-value. li examine une masse d'exemples, fait toute une strie de calculs, dont nous devons nous contenter de l'idée générale que voici : Plus la rotation est lente, plus grande doit être l'avance du capital. Examinons la chose au moyen d'un exemple: Faisons abstraction du capital fixe et de la plus-value pour plus de facilit<'.:et supposons que le capital en marchandises produites en neuf semaines est égal au capital coulant aYancè pour sa production (salaire,· matériaux bruts et additionnels) soit 900 francs ou 100 (rancs par semaine.· Supposons aussi que le temps de la circulation est de trois semaines. Apres neuf semaines, le capital productif a,,mcé est converti en marchandises, la période de traYail est terminée, mais la production ne peut être renouYelée aYec le même capital, car la marchandise demeure encore trois semaines
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