La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

A~ALYSE DC DEUXIÜ1E YOLD!E Dl' ((CAPITAL» DE ~IARX 645 premier, son importance théorètique est incontestable, mais :'l notre point de vue cc volume a aussi une grande importance pratique. Et notamment : seulement en étudiant le fonctionnement du capital dans son ensemble et particulicremcnt la circulation dans ses détails 011 peut se convaincre que rien n'est crcé dans cette dcrnicre, aucuni; valeur réelle, on peut· se rendre compte alors de l'importance de la création de la plus-Yaluc dans la production, création qui est l'axe de toute la production capit:-ilistique contemporaine et le si11equa 11011 de son existence. Ce n'est qu'au bout de cette étude qu'on arrive conscii;mment à la conclusion que l'ouvrier productif, cc levier important de toute b production capitalistique, n'a rien à attendre de l'état contemporain des choses, n'a :'l espérer aucune amélioration plus ou moins rècllc de son sort et n'a qu'à tendre de toutes ses forces à l'union en vue d'un acheminement conscient vers un état nouveau qui doit résulter des incons.équences mêmes du capitalisme. Le deuxième Yolume du Capital a pour titre Le procesrnsde lacirmlativn dn capital. li est diYisé en trois parties. La première est cnnsacrèe aux métamorphoses du capital et elle traite du mou,·ement circulaire du capital monétaire productif et du capital en marchandises; des genres de la circulation naturelle, monétaire et fiduciaire, de la durée et des frais de la circulation. Le second nous parle de la rotation du capital, notamment du temps et du nornbre des rotations, du capital fixe et circulant, de la rotation générale du capital avancé et les cycles de rotations, des théories de différentes écoles sur le capital fix1.:et circulant : des physiocrates, A. Smith, Ricardo; du temps de travail etdu temps de la production, <le l'inAuence de la rotation sur la dimension de l'ayance <le capital, de la rotation du capital variable et de la circubtion de la plus-value. La troisicme partie embrasse la reproduction et la circulation du capital social dans son ensemble. Après nous avoir donné la critique des aperçus de différentes écoles sur ce sujet, l'auteur n.ous parle de la simple reproduction et de l'accumulation ou la reproduction sur une base élargie. En parlant d'une façon plus serrée on peut dire que Marx analyse dans cc Yolumc la circulation et la rotation du capital et l'influence de ces processus et de l'élément du temps sur la réalisation de la plus-value. La circulation ne produit pas de plusvalue, nuis, en la mettant dans des rapports différents avec le capital, influe sur le taux de la plus-value. Marx distingue trois formes du capital : argent ( capital monétaire), moyens de production ( capital prnductif) et capital en marchandises. Le capital paraît toujours sous une de ces formes. Il rejette l'une pour endosser l'autre. On ne peut dcnc étu<lier le capital que dans le mouvement. (< Le capital, comme valeur qui se réalise (verwertbenderwertb), embrasse non seulement

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