LA REVUE SOCIALISTE de ces usines meurtrières s'étaient récemment trouvés à la tête d'une députation se rendant auprès des autorités municipales pour protester contre la p1'0fanation du dimanche, parce que les tramways marchaient ce jour-là! L'hypocrisie bourgeoise peut-elle aller plus loin? Il termina son discot;rS par quelques réflexions sur le socialisme et la position des trade-unions dans l'évolution de l'industrialisme. Vint ensuite la discussion générale sur le rapport du comité parlementaire. Tout d'abord l'exclusion de la société des mécaniciens fut expliquée, en conséquence du refus de la société de se soumettre à la décision des arbitres; le comité dit qu'il n'avait pas d'autre alternative que de suspendre pendant deux ans, d'après les statuts, la société récalcitrante. Relativement à la faillite de la législation ouvrière, le comité déclare qu'il « désire de nouveau faire remarquer qu'avec le mode présent de procédure au Parlement, il est presque impossible de faire passer un bill utile à moins que le gouvernement s'abstienne de toute opposition, et que, dans l'opinion du comité, le remède à cet état de choses ne peut être obtenu que par les bulletins de vote des prolétaires ». Dans la séance du mercredi une proposition en faveur du bimétallisme fut rejetée à une grande majorité. Le délégué américain et le aélégué hollandais prirent ensuite la parole. Ce dernier fut particulièrement applaudi pour la vigueur et l'iptérêt de son discours. Il dit qu'au Danemark l'organisation ouvrière était relativement plus grande qu'en Angleterre, que les ouvriers avaient douze journaux quotidiens leur appartenant et une fédération qui leur avait permis de doubler leurs salaires dans le cours des dix dernières années. La résolution suivante, proposée par les délgués des employés de chemin de fer, fut votée par 546,000 contre 434,000 après un débat agité : « Considérant ses décisions des années précédentes et en vue d'assurer une meilleure représentation au Parlement des intérêts des travailleurs, ce congrès enjoint au comité parlementaire d'inviter la coopération de tou!es les sociétés coopératives, socialistes, trade-unions et toutes autres organisations sérieuses à la convocation d'un congrès spécial des représentants des sociétés ci-dessus mentionnées en vue d'arrêter les voies et moyens nécessaires pour assurer l'élection d'un plus grand nombre de députés ouvriers dans le prochain parlement. » Pendant la discussion de cette résolution, un délégué souleva les rires de l'assemblée en disant qu'en matière de représentation ouvrière les ouvriers « travaillaient comme des chevaux et agissaient comme des ânes ». Dans la séance du jeudi, Ben Tillett fit un beau discours en proposant la résolution suivante relative aux logements ouvriers : « Considérant que le problème du logement demande une solution drastique, nous, les travailleurs syndiqués, adjurons tous les corps municipaux de se servir des pouvoirs qui leur sont conférés par la loi pour obtenir l'érection de maisons municipales dont le loyer couvrirait seulement le capital et l'intérêt du coût de ces maisons, la limite d'amortissement de l'emprunt devant être de cent ans - et ensuite l'établissement d'une « Cour des loyers » pour toute maison d'habitation ouvrière, cour établie sur les mêmes principes que la Land a11d RentaCourt qui fonctionne en Irlande et une partie de l'Ecosse. Une des difficultés attenantes à ce problème est le besoin pressant d'un service meilleur et meilleur marché
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