• LA RE\TE SOCIALTSTE ;n·ant Ju cccur l'amour de la f-rancc, qui doit dans les jours de détresse se tourner de son coté, tandis que les Espagnols, les Italiens et les Maltais se tourneront \·crs leur 1x1~·ds 'origine, c'est cette population, dis-je, que vous voulez persécuter, que Yous \'Otilez expulser; cc sont ces Français cultivés à qui vous Youlcz imposer je ne sais quel ostracisme qui nous déshonorerait à jamais devant l'Europe et devant l'humanité! (Appla11rfissm1mts ù l'extrJ111geauche.) Je ne veux pas le croire, cc n'est pas possible, et cependant cette population qui est, Yous le voyez, d'une mentalité supérieure, d'une culture plus haute que celle des populations malto-hispano-italienncs, à quel n:gimc l'a-t-on ~oumise depuis trois ans, de quelles ignominies l'a-t-on abreuvée? Et tous ces petits enfants, dont un grand nombre reste parfois à l'école tout le jour sans avoir pris de nourriture, travaillent en général aYcc un ✓.èlc remarquable. Non seulement leurs parents ne sont pas de ceux qui, :'t l'instar de la dame Estarcllos d'Oran, Yicnt de traiter en pleine classe le directeur de « grand chameau » tandis que le pérc déclare qu'il se charge de faire a l'instituteur« son affaire » et que le fils se promcne avec une pancarte ornée de l'inscription suivante: M... pour les maîtres, mais ils obtiennent dans les examens les résultats les plus honor:ibles. En juillet 1899, à Constantine, oü l'on a moins que partout ailleurs le désir d'être agréable aux Israélites, sur quatorze candidats présentés au certificat d'études primaires quatorze ont éte reçus. A Alger, !'Express accompagne de ce commentaire vraiment expressif, les résultats de l'examen : « Parmi les aspirantes declarécs admissibles aux examens du certificat primaire, nous remarquons - sans trop d'étonnement - dix-neuf juives sur une trentaine de lauréates. « Comme on le Yoit, les jeunes Israélites ne Yculent pas rester des prolétaires; elles nous prennent autant! de dipl6mes qu'elles peuvent>> (r). Il Ya sans dire que l'Algeric ne serait pas digne de sa juste réput:ition si clic ne faisait expier aux enfants et notamment aux petites filles leur titre de lauréates. A Constantine, le jour de la distribution des prix donnés au nom de la Ligue de l'Enseignement, sous la présidence du proYiscur du lycée et en présence du premier adjoint antijuif, YOici l'édifiant spectacle qu'on a pu voir: une jeune fille juiYc est appelée pour reccYoir :son prix. Immédiatement, comme de tous les coins d'une: ménagerie, se le\'Cnt des hurlements au milieu desquels on distingue les vociferations suivantes : A bas les Juifs! Enle\·cz la Youpine! Il n sans dire que ni le proviseur ni l'adjoint n'ont trouvé un mot pour protester contre cet :iccés de sauYageric. (1) Exj>rm .·llgérim du 26 juin 1899.
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