\ LA NATCRALISATION DES JCll'S ALGÉRIE~S 573 LA Naturalisation des Juifs Algériens (Suite) VIII On voit comment se dissipent, dès qu'on les examine, les prétendues accusations tirées du caractère arrog:rnt et agressif du Juif algerien auquel il conviendrait birn plus de reprocher une patience et une timidité qui touche parfois à une excessiYe humilite. Mais quand il serait aussi turbulent et pr0\'OCatcur qu'on le dèpeint, la mort seule devrait-elle punir de pareils forfaits? Ne peut-on et ne doit-on pas amender par l'instruction et l'l'.-ducationde pareils dHauts? Or ce qui prouve une fois de plus qu'il ne les a pas, c'est qu'il est doué d'une mentalite infiniment superieure aux Hispano-Malt:iis et autres barbares auxquels on prétend le préférer et même le sacrifier. Oü ces derniers pourraient-ils s'être formes une âme française? A l'école? « Laissons de c6te ces classes dirigées par des instituteurs d'origine algérienne, recrutés sur place, fils d'étrangers, qui mettent à l'iridex leurs collcgues français, laissent leurs élc\'CS persécuter leurs camarades, proférer des couplets immondes, ecrire et parler en espagnol ou en italien et enfin faire complètement bande à part. Spectacle lame1itable qu'on ne peut \'Oir que là-bas, dans ce malheureux pays redeYenu la proie des barbares et qui désole l'immense majorité des maîtres d'élite qui donnent ù la colonie l'exemple de toutes les \'Crtus civiques et professionnelles. li n'en est pas moins vrai qu'il faut rayer de la liste des véritables francisés les enfants qui frequentent ces classes faites par des « Africains » ( 1). Il sortait sans doute d'une de ces écoles à instituteur espagnol ou italien cet enfant qui souffletait un paisible citoyen se promenant à (1) Lcnorm"nd. Ouvrage cit~, 2< édition.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==