La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LA NATURALISATJO~ DES JUlFS ALGÉRIENS 455 382 électeurs sur 1,364 inscrits, M. le délégué financier. Dans l'intervalle M. Irr avait fait créer sur le budget de la ville d'Oran, qui est en déficit de plus de 100,000 francs, un poste de vétérinaire municipal pour Monsieur son frère, « le jeune homme qui sort de l'école ». Puisque M. Firmin Faure inttrrompt M. Rouanet pour lui demander plus d'exactitude, hâtons-nous de donner des renseignements sur le deuxième assassiné, le sieur Eric Bonnet, âaé de Yinat-sept ans et de 0 0 > profession alors inconnue. D. - Est-ce que la mère du témoin ne tient pas un café antijuif? R. - Le café du Bois de Boulogne. R. - Mais avec le mot antij11if? R. - Oui. Me DECOR!.- Est-ce que le témoin n'a pas été condamné? Pour quels faits ? R. - Pour coups et blessures, je me défendais. D. - Contre qui vous défendiez-vous? R. - Contre des hommes. D. - N'a-t-il pas été condamné à Marseille en 1890? , R. - Dans une affaire j'ai reçu des coups. Je me suis défendu ei j'en ai donné et j'ai été condamné en me défendant. Me DECOR!. - Par conséquent il a été condamné deux fois en se défendant. Décidément il n'était pas né coiffé tout en s'appelant Bonnet, ce brave garçon qui, après avoir été victime deux fois des tribunaux parce qu'il se défendait, est ensuite assassiné par les Juifs. Heureusement pour lui, cette fois, ce sont les Juifs qui ont été condamnés; il faut ajouter d'ailleurs que ce doux jeune homme qui eqt encore quelques mois après, en plein boulevard d'Oran, une petite histoire de coups de revolver, n'a jusqu'à présent tiré aucun parti de son martyre. Il a été victime même de M. Irr qui a pris pour lui toute la gloire, - et le reste. Dans ce curieux procès, après les assassinés viennent les témoins, dont aucun ne reconnait les prévenus sauf le souteneur et dont l'un mérite une mention spéciale. Il est le plus acharné de tous. C'est celui qui affirme le mieux avoir entendu proférer par les Juifs le cri de « A bas les Français! » Cet Ortega .Salvador n'est pas le premier cordonnier venu. C'est un type, il personnifie admirablement le « manifestant antijuif », l'anthropomobile qui dételle les chevaux, le patriote farouche qui exaspère les vociférations chroniques des Juifs contre les Français. Naturellement il est espagnol comme est belge le brave alcoolique qui avait pour spécialité d'offrir à M. Drumont des lyres en papier doré. R. - Les Juifs ont dit : « A bas les Français! Vivent les Juifs! » t

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==