La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

MOCYE~I E~T SOC!A L 3ï3 <lence <lu citoyen JoinJy. \'oici les principales résolutions qui furent <l 1 ' a optœs. Mesures a prmdre par le prolétariat m présencedesen/raves projetéescoutre le droit de coalitio11 Le Congrès : Proteste de toutes- ses forces contre la prétention du Sénat, qui, en ldoptant le projet de loi • Merlin-Trarieux » et consorts, Youùrait retirer lUX employês et ouniers des établissemets de la Guerre et de la Marine, ainsi qu'.tux agents classés ou non classés des Compagnies ùe chemins de fer, y compris le chemin de frr de 1'Etat, le droit et la faculté d'user de la loi sur les ccalitions; JI fait appel aux hommes qui se recommanJent de l.1 liberté, pour que ce projet de loi ne puisse être sanctionné par la Chambre des députés; Déclare qu'au cas où sénateurs et députés se mettraient d'accord pour l'adoption de ce projet de loi inique, la classe des traY,tilleurs den.tit réponJre à ce défi, qui serait un acte de violence et de guerre, par une coalition formiJablc ,le tous les salariés, pour amener un arrêt immëJiat de toute la pro,luction. Les délégués au XV• Congr~s, représentants autorisés ,les Syndic:as, s'engagent, au nom de leurs commettlnts, à respe~ter et l assurer k pkin elfot de cette résolution. Le Congres: Interprete des sentiments de la classe ounii:re organisée pour son émancipation économique et sociale, loin <l'accepter les lois restricti,·es de la liberté, renouYelle s,t demande d'abrogation des articles -114 et sui,·,rnts du Code pénal, Yisant le droit <l'association, ainsi que l'abrogation de la loi du q mars 18ï2 sur l'Internationale des travailleurs; ].\fais ne se faisant aucune illusion et connaissant l'esprit de classe qui anime les dirigeants bourgeois, le Congrès dédare, plus fermement que jamais, que les tra- ,·ailleurs ne doi\'ent compter que sur leurs propres efforts pour amener !J lin de leur servitude morale et matérielle. Pour arriver à ce but, ils poursuivront leur organisation en parti de classe, sans se laisser corrompre ou entamer par les palliatifs ou les attaques de l.1bourgeoisie. Q11es/io1r1elative à la loi du 9 avril 1898 rnr les a,cidwls du travail I.e Congres, Constatant qu'il a fallu ,i l:t bourgeoisie plus de .:eut années de pou\'oir et vingt années de discussions parlementaires pour arri,·er :1 faire aJmettre par ses législ.tteurs le droit à l'indemnité pour l,:s ,·ictimes des accident; du tra\'ail; Que cette longue gestation a pour résultat <le n'apporter aucune solution satisfaisante, aussi bien pour ks ouvriers, que pour les patrons : les ouvriers trouvant, avec raison, les indemnités tarifées par la loi, absolument insuf!is.rntes pour les besoins des personnes victimes des accidents du tra,·ail, ou de celles qui vivaient ,lu salaire <le la victime; les patrons ne ,·oul.rnt consentir it accepter aucune charge, renou,·elant leur tactique contre toute loi qui semble ëtre opposée ,1 leurs intérêts; ne \'Ou!ant jamais respecter aucune loi, s'insurgent ii'nou,•eau .:ontre celle du 9 .tnil 1898, et cherchent à mettre Jes entraves à son application, espérant que, comme pour les lois 2ntérieures sur le marchandage, la limitation de la durée de la journée Je tr.t\'ail, l.1 prote.:tion <les enfants et des femmes, leur action rendrait les décisions législa,ives nulles et de nul effet. Les travailleurs réunis en Congrês Mclarent que malgré les imperfections de la loi sur les accidents du tra,·ail, ils en ,·culent k respect et l'application dans le délai légalement fixé pour : • 1• Forcer le patronat à s'incliner de\'ant la loi faite par ses législateurs, l'état d'insurrection pris par lui en face de toutes les lois devant prendre fin; 2• Démontrer l'impuissance bourgeoise à prendre et :1 appliquer <les mesures dans l'intérêt des travailleurs, et conséquemment drns l'intérêt de l'ordre social; 3• Affirmer par cette faillite même de la bourgeoisie, la nécessité urgente pour le

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