I.E TROISIÈME CONGRÈS DES SY~DICATS ALLDIA~DS 305 vingt-six États confédérés, et enfin dans l'absence d'inspecteursfemmes dans la plupart des États allemands. « Malgré cela, le Congrès invite les ouvriers et ouvrières, et principalement ceux qui sont syndiqués, à s'efforcer d'organiser Jes relations aussi fréquentes qu.e possible avec les inspecteurs ouvriers et propose les trois moyens suivants pour y arriver: I) Création de commission de plaintes (en y adjoignant des délégués femmes); ces commissions doivent être rattachées aux cartels de syndicats et leurs présidents doivent s'efforcer d'entrer en relations personnelles aussi suivies que possible avec l'inspecteur. 2) Utilisation de ces commissions par les ouvriers et ouvrières qui, en portant plainte ou en dénonçant des abus par l'intermédiaire de ces institutions, ont moins à redouter d'être congédiés qu'en entrant directement en relations avec l'inspecteur, mais qui doivent aussi montrer plus d'énergie et d'intrépidité en attirant, à l'usine même, l'attention de l'inspecteur sur les abus. 3) Établissement de relations régulières, d'après le système en vigueur en \,Vurtemberg, entre les fédérations, les cartels de syndicats, les Secrétariats Ouvriers, les caisses de secours en cas de maladie, et les inspecteurs; et surtout envoi régulier des matériaux relatifs à la situation de la classe ouvrière, recueillis par ces organes, à l'office central et aux fonctionnaires locaux de l'inspection du travail, ces matériaux devant servir de documents pour les rapports annuels des inspecteurs sur la situation économique de la population ouv1)ère. « Le Congres ne se dissimule pas qu'un contact satisfaisant entre les ouvriers et l'inspection du traYail, et le fonctionnement vraiment efficace de l'inspection du travail ne pourront être assurés que par une réforme profonde cl~ l'inspection elle-même, à savoir : par l'exter:.sion de l'inspection du travail à la petite industrie, à l'industrie :'tdomicile, au commerce, ;\ l'industrie des transports; par la centralisation de l'inspection devevue chose <l'Empire; par l'augmentation du nombre des fonctionnaires de l'inspection grâce à l'adjonction de délégués . ouvriers, hommes et femmes, et enfin par l'attribution faite à ces fonctionnaires du pouvoir exécutif et d'une complète indépendance. « En conséquence, le Congrès invite tous les ouvriers et ouvrières à lutter avec energie en vue de la réalisation de ces réformes. « En attendant cette réalisation, les ouvriers doivent sans relâche developper leur action dans le sens indiqué dans les trois acticles qui précèdent, afin que les pouvoirs législatif et administratif soient plus rapidement amenés à introduire dès améliorations. » Après le rapport du docteur Quarck, le Congrès entendit le maçon Paeplow, qui exposa les revendications de sa corporation rela20
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