22 LA REVCE SOCIALISTE le bureau central ne seront fournis qu'aux conseils de fédcrations, aux cartels de syndicats ou aux secrctariats ouvriers. Ce bureau central ne doit pas devenir un bureau de renseignements pour des individus. « li aura à organiser les élections des délégués ouvriers aux bureaux d'assurance ouvriere. » Ainsi se trouYaient prép,uces, par la confcrence des rédacteurs, les discussions du Congres géncral des syndicats. Les dclibcrations du Congres, ayant pour bases les délibérations de la Conférence et la résolution que celle-ci avait adoptée, allaient pouYoir être fccondes, donner sans précipitation, sans surprise, des résultats. Comme à la Conférence, au Congres, la proposition d'ouvrir à la Commission Générale le domaine de la législation ouvriérc éYeilla des inquiétudes. Certains orateurs la combattirent comme dangereuse. l ls déclaraient voir en clic la source de funestes conflits entre le mouvement syndical et le mouvement politique, entre les syndicats et le parti. La législation ouniére n'entrait-elle pas dans les attributions du parti socialiste en tant que parti, du groupe socialiste du Reichstag? Et le groupe socialiste ne s'acquittait-il pas bien de sa mission? « La proposition est un Yote de défiance contre notre groupe du Reichstag», déclara un déléguc. « Avons-nous quelque raison, demanda un autre, d'exprimer contre lui un pareil Yotc? » Mais cette interprétation du projet, ces craintes ombrageuses qui· ressemblaient a des réminiscences du temps déjà lointain oü l'on parlait des pla11sobscursde la ComlllissionGé11ùale étaient loin d'être partagces par le plus grand nombre. Il n'y a pas conflit, déclarèrent plusieurs délégués, et il n'y a pas Yote de dcfiance. C'est le rôle du groupe parlementaire de faire voter les lois; n'est-ce pas une œuvre toute différente que de travailler à assurer leur application, ou encore d'observer leur action et de réunir sur ce point des materiaux que le groupe parlementaire pourra mettre à profit pour n'.:clamer des lois meilleures ? Et certains dclégués montrérent combien les ouvriers étaient ignorants de leurs droits, ignorants des lois d'assurance et de protection, quelle impérieuse nécessité il y a,•ait à les en instruire, pour les mettre a même de bénéficier de leur application. « A quoi les lois servent-elles aux ouvriers, observa judicieusement quelqu'un, si elles ne sont pas appliquées?» D'autres qui étaient rédacteurs de journaux corporatifs, expliquèrent comment leurs occupations ne leur laissaient pas le temps nécessaire pour connaître a fond l'appareil si compliqué de la législation ouvrière, et pour faire les enquêtes si avantageuses dont on voulait charger la Commission ; d'autres attirerent l'attention du Congrès sur la nécessité de Yeiller à cc que les déléguésouvriers, soit dans les institutions d'assurances, soit dans les caisses de secours
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