La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE soins et aYec le cachet du Petit Africain aux défenseurs de la liberté religieuse qui n'avaient pas pu prendre part à l'opération. Chaque fragment porte l'inscription suivante : MORCEAU DU TALMUD PRISE DE LA SYNAGOGUE DE MOSTAGAlŒM PAR LES A:-.JTJJUIFS, 18 MAI 1897 Pour montrer à l'excellent M. Drumont jusqu'où peuvent aller les « blagues juives », nous tenons à sa disposition des photographies: nous serons heureux de les lui offrir à la condition qu'il s'engage à les exposer dans la salle des dépêches de son aimable journal. A Oran, pendant les troubles, il fallut faire garder les synagogues par des piquets de zouaves; à Constantine, il y eut de nombreuses déprédations et des circonstances indcpendantes de leur volonté empêchèrent seules les électeurs de MM. Drumont et [Rcgis de faire réussir les tentatives d'incendie qui furent faites contre les synagogues d'Alger. \'ous Yoyez bien que l'antisémitisme n'a rien de commun avec les guerres de religion. Mais enfin les connaisseurs, ceux qui sont en la maticre plus experts que M. Drumont lui-même, les rcdacteurs du Pèlerin et de la Croix ne s'y sont pas trompés. Avec une compétence et une autorité spéciales, ils ont mis en lumiére ce point de vue caractéristique de la guerre antijuive. Ils ne s'y sont pas trompés un instant; ils ont sal~c avec joie la renaissance des guerres religieuses. Je livre à la conscience publique, disait M. Louis Barthou, je livre à la conscience de la Chambre, et, je puis le dire, à celle du pays tout entier qui doit être éclairé sur les dessous de l'odieuse campagne à laquelle il assiste, je livre des articles comme celui que j'ai sous les yeux. (Lise;:_!Lisez!) Aprés les troubles de janvier 1898, on lisait dans le Peleri11: « On se tromperait en attribuant les désordres et le pillage à d'autres qu'à cet amas de gens sans a\'eu rejetés par les nations européennes dans les pays coloniaux. Mais on ne saurait le cacher, ces pillards étaient encouragés par l'approbation de tous les véritables colons. Ces barbares modernes vont-ils ouvrir un nouveau chemin au christianisme, comme autrefois les hordes d'Attila? » (Exclamation à gauche et an centre.) M. FmM1:s FAURE. - Qu'est-ce que cela prouve? M. Louis BARTHOU. - Et je livre à la conscience publique cet autre a1ticle que cite le Pelerin. M. MORIN AUD. - Mais c'était votre journal aux élections! (011 rit.) M. Louis BARTHOU.- Non, monsieur Morinaud. (Brnit.) « La note dominante des troubles d'Alger, dit le journal la Croix, a échappé volontairement à toute la presse; la voici : « D'abord, c'est la sérénité parfaite, au milieu de toutes ces bagarres, de

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