r8 LA REVUE SOCIALISTE appui matériel à la grcvc que sur la proposition ou avec l'assentiment du conseil central de l'organisation en grève. - Sur la tactique à suiHc pendant un mv11ve111ed,ezf salaires, ou à l'occasion de questions concernant une branche déterminée, c'est le syndicat des ouvriers de cette branche qui décide. » L'ordre du jour YOté ne faisait pas allusion à la question de la représentation spéciale des cartels : c'est qu'il avait été établi, p:u- un appel nominal, que 42 membres de cartels, dont 5 présidents, assistaient au Congrès à titre de délégués d'organisations syndicales, et que cette constatation aYait ôté tout intérêt à la question; - d'autre part, l'ordre du jour laissait de côté la question de l'admission dans les cartels des délégués de syndicats restés volontairement en dehors de l'organisation centralisée. D'après le cours de la discussion, la commission nommée pour préparer l'ordre du jour avait compris sans doute qu'une décision catégorique, interdisant la participation de ces syndicats aux cartels, risquerait de rester sans effet pratique, ou de n'avoir d'autre effet peut-être que de faire renaitre l'ancien débat des localistes et des cwlralistes. La partie de l'ordre du jour relatiYe aux grhes proclamait l'entière subordination des cartels aux fédérations; d'autre part, l'ensemble de la discussion, autant gue les diYers ordres du jour proposés avaient nettement indiqué l'hostilité du Congrès à l'admission de ces syndicats : on renonça, par suite de considérations pratiques, ù donner· sur ce point une sanction précise à la discussion. On estima qu'il suffisait que le Congrès eût fait connaitre son sentiment, eût donné aux esprits une orientation. De même qu'il consolida l'autorité des fédérations en face des groupes locaux, le Congrès consolida l'autorité de la Commissio11 Générale. La façon dont celle-ci s'était acquittée de sa tàche depuis le dernier Congrès obtint l'approbation de tous. Aux critiques, aux attaques violentes dont clic avait été l'objet à Halberstadt et à Berlin, succédaient les témoignages d'universelle satisfaction. La nécessité de l'institution n'était plus mise en question par personne : on se demandait seulement si l'on élargirait son champ d'action, si l'on étendrait ses attributions. Tout d'abord, à l'occasion du rapport de la commission, diverses innovations furent proposées et adoptées. Le Congrès, voyant dans l'assistance des sans-travail le moyen le plus efficace d'empêcher la pressio11des salaires, chargea la Commission Générale d'aider les syndicats par tous les moyens, en particulier en leur fournissant tous les matériaux statistiques nécessaires, a fonder des caissesde secours eu cas de chômage. - D'autre part, il invita la Commission à publier chaque année, aYant que le gouvernement eût pu répandre des données mensongcres tendant à justifier des aggravations de la lo_i, une statis-
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