~!0 C ,·Dl E~T SOCIAL 2..J-9 ouvrier, spéc.ifont quc les associations profession nclles seront placées sur terrain neutre au point de vue politique et religieux. Les thèses de r-1. Hoffmann, conseiller national, sur la question lk l'assurance contre le chàmage et celle de la création d'un officè ~le travail ont été adoptées à l'unanimité. Les YOicipar extraits : Lors de l'introduction de l'assuranc.: contre le chômage, il faut ayant tout prendre note des points sui,·ants : a) L'assurance obligatoire doit se limiter d'abord aux classes de dangers semblables, ou, si possible, égales, et doit .:ommencer a,·ec les ouniers dont le travail dépend des saisons. Il faut circonscrire d'une mani.:-re aussi précise que ·possible le devoir de l'assurance. Il faut fixer une limite d'âge supérieure. Les ouvriers qui sont affligés d'infirmités ou qui ont une capacité de travail limitée ne sont pas tenus de s'assurer. b) A côté des caisses d'assurance communales pour les catégories d'ouvriers qui sont les plus menacés par le chômage, il faut que les Associations professionnelles possédant l'assurance contre le chômage soient soutenues, en ce sens que, sous certaines· conditions, elles doivent re.:evoir le même appui financier des communes, des cantons et des employeurs que les caisses publiques d'assurance. c) Les primes des ouvriers et les contributions des p;nrons ne doivent pas être trop élevêes. Les parts des communes et des cantons doivent être en un certain rapport a,·ec les dépenses de la caisse, pour l'encourager il trouver des occasions de travail. La Confédération, elle aussi, devrait payer sa quote-part. ri) Pour faciliter l'administration il ne faut établir qu'une classe de primes et d'indemnités. Si l'on veut favoriser quelque peu les ouvriers mariés, il n'y a qu'à augmenter les primes des célibataires. e) Aprés un certain temps de carence les secours sont payés, mais seulement pour le chômage involontaire. L'assur:rnce doit être complétée par une politique ouvrière, établie selon un plan et poursuivie par les communes et les cantons, de même que par une liaison étroite entre une organisation de l'offre et de la demande de travail bien ordonnée c.:t l'administration de la Caisse. J) Les membres qui font partie depuis longtemps de la Caisse sans en avoir jamais eu besoin, doiYent profiter d'une réduction de leur prime. g) L'administration doit, autant que possible, être laissée aux mains des assurés eux-mêmes; en tout cas, il faut qu'ils aient leur mot à dire lors de la nomination de l'administrateur et des employés. h) Pour obtenir tous les matériaux statistiques nécessaires à l'étude de cette question, il faut que, lors du prochain recensement fédéral, il soit fait un dénombrement des ouvriers sans travail. La meilleure organisation de l'offre et de la demande de travail est celle dont l'administration serait confiée aux ouniers eux-mêmes sous un large contrôle des employeurs; les conflits qui pourraient surgir seraient tranchés par une Commission comprenant un nombre égal de patrons et d'ouvriers. ADRIEN VEBER.
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