LA REVUE SOCIALISTE centralisation et d'unité, d'ayoir mis au-dessus de toute atteinte l'existence de l'institution dans laquelle la centralisation et l'unité prennent corps, de la Co111111issGioe11 érale. Cne question relative à la Yalidation des mandats fournit au Con<Trésune prcm icrc occasion de manifester sa Yolonté de respecter et d; faire rL'spectcr le principe de l'organisation unitaire. En 1896, lorsque la Fédératio11des Typographes décida d'arrêter avec l'organisation des patrons une co11ve11tiodne lrrnfs, une minoritc opposante fit violemment la guerre au Conseil central de la Fédération, quelques personnes furent exclues, d'autres se joignirent à elles et sortirent de la Fédération, et, à coté de l'organisation primitiYc, une seconde organisation se forma, le Sy11dicrrdtes Typographes. Ce fait provoqua dans les milieux syndicaux d'Allemagne une émotion profonde. Quelle force pourrait-on avoir pour lutter contre les patrons, si, dans les organisations ouvriéres, des minorités indisciplinées se détachaient des majorités? Le nouveau Sy11dirnt, s'étant constitue sous forme d'organisation centralisée, dernand:1 à la Co/ll/llissio11Générale d'accepter de lui les cotisations réglementaires et de reconnaitre la légitimité de son existence; la Co111111issio11, d'accord avec le Comité sy11dical, s'y refusa. Le syndicat demanda à être représenté au Congres; la Co111missio11 refusa. Enfin, malgré le refus, le syndicat cnYoya au Congrès un délégué. De la décision de la Commission générale, le syndicat en appelait à la représentation suprème des syndicats allemands, au Congres. Qu'allait décider celui-ci? Allait-il, en validant le mandat du dclégué, reconnaître le droit à l'existence du sy11dicrrt? Allait-il, au contra:re, inYalider le mandat et affirmer par lù que quiconque se soustrait à la discipline de l'organisation, que quiconque se détache des organisations centralisées, des fédérations, n'existe plus pour lui? La Commission de Yérification des mandats, d'accord avec la Commission Générale et le Comité syndical, s'était prononcée contre la nlidation du mandat. En séance publique, le déléguc du Sy11dicrrt, Pollendcr, plaida sa cause. Il insista sur cc fait que son organisation était une organisation centralisce, et aYait exprimé le désir de se mettre en régie, au point de vue financier, aYec la Commission Générale.« Cc ne sont pas des raisons personnelles, ajo!..lta-t-il, mais uniquement des raisons objectiYes, l'opposition de principe à une tactique que nous tenons pour funeste, qui déterminerent notre opposition; et si un Conseil central se laisse entraîner à vouloir briser une opposition de principe par l'exclusion de quelques membres, par l'intimidation, cela contredit les principes qui doivent être tenus haut dans toute organisation ouniere. )) Quelques ,·oix, dans le Congres, se firent entendre en faycur de l'admission de Pollcnder; mais d'énergiques protestations s'élevcrent.
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