LE RtVE DE PIERRE DAVANT - Au contraire, répondit-il. Vous aimez la science pour cc qu'elle peut donner de bonheur à la société. Tant de gens l'aiment pour elle-même, qu'ils tueraient leur mére pour étudier le mal dont elle souffre. Cela ~orrige ceci. Finalement, vous avez fait une proposition que tout le monde était forcé d'accepter. - Eh bien, reprit-elle, je vous attache pour aujourd'hui à mon char de triomphe. Venez voir mon école. Dix fois déjà Yous m'avez promis ... Je vous tiens, je ne Yous lâche pas. - Vos amis seront les bienvenus, ajouta-t-elle en saluant légcrement Louise et les deux disputeurs. Nous avons justement, de six a sept heures, des exercices qui les intéresseront peut-être. - Qui est-ce? demanda Louise à Pierre avec un léger tremblement dans la voix, car l'inviteuse était d'une beauté sculpturale. - Comment! vous n'avez pas entendu parler de Thérése Florentin? - La célébre réformatrice de l'enseignement! - Elle-même. Louise se rappela que Thércse Florentin devait arnir au moins quarante-cinq ans, et elle s'assit gaiement à càté d'elle SLlr la banquette du car scolaire qui emmenait vers l'école la pédagogue, ses collaborateurs des deux sexes et ses invités. VIII UN EXAMEN D'HISTOIRE - Vous êtes la fiancée de Pierre Davant? demanda Thérése a sa voisine. - Nous ne savons pas encore, répondit Louise en riant. Nous nous observons avec sympathie. - Je vous souhaite sincérement de le conquérir. C'est un homme • de valeur. Avez-vous un idéal? - Oui, la musique. - Pour l'enseigner? - Pour en faire, pour me la chanter à moi-même, pour exhaler par elle toutes mes joies et toutes mes douleurs, pour chanter par clic les joies et pour pleurer par elle les douleurs des êtres. • - Artiste! murmura la pédagogue. - Inutile, donc? interrogea la jeune fille. - Non pas! se récria Thérése. Et je comprends que v~us_a~1cz été attirés l'un vers l'autre. Votre union fera de vous deux un md1v1du parfait.
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