LA HE\TE SOCJ.\LlSTE <'.:conomiquesur le terrain politique, en empiétant ainsi sur la sphcn.: résen·éc au crroupe socialiste du Parkment. On voulait, autant que possible, éca:tcr k conflit qui s'était autrefois pro~luit entre les tendances syndicales qui existent dans le.:: prol<'.:tariat. La solution de la question a cté confiée :'tune commission spéciale. Quant aux secours à accorder aux OU\'l'iers sans traYail, le Congres, persuadé que, dans l'assist:rnce aux ouvriers rrappés par le chômage, il y aYait un moyen puissant pour fa\'oriser le progrès de l'organisation et y attacher ses men~bres, a chargé la Commission générale de ronder des caisses de secours pour Yenir en aide aux ouvriers sans traYail. Le Congrès a aussi cl1argc lesdits commissaires de rechercher ~Xl, quels moyens on a pu établir des relations internationales entre le, syndicats de certaines branches d'industrie et comment elles se sont déYeloppées, et de publier plus tard k resultat de ses recherches. li a enfin donné mission à la commission g<'.:n<'.:radle dresser, tous les ans, une stati-,tique complète du mouYement gréviste, pour empêcher que le gouYernement, par des données inexactes et mensongères, puisse impressionner, dans l'intcrêt des classes dirigeantes, l'opinion publique. L'assemblée, enfin, préoccupfr de la situation peu satisfaisante foite, en génc'.:r.11a,u personnel des organisations ouniéres, a exprimé le w~u que des mesures eAicaces soient adoptées par les syndicats pour faire cesser cet état Je choses, relever les traitements et les salaires et assurer aux employ<'.:sdes secours en cas Je maladie et des pensions dans la Yieillesse. Contre les pnrmls el les patrons qui exploilwl les eufn11ls. - lJn jugement trés intéressant a <'.:térendu ces jours derniers par le Kn111111ergericbt. Par ordonnance de police Ju 29 octobre 189ï, la Yilk de i\!ulhouse a dècid<'.q: ue les enfonts soumis à la fr<'.:quentationobligatoire des écoles ne pn1\·ent plus être employés, de ï heures du soir à 7 heures du matin, à porter à domicile ou à colporter du lait, du pain, des journaux, :'t planter des quilles ou à prendre part à n'importe quel traYail industriel. lJn patron boulanger avait eté mis en contraYention pour a\·oir utilise son fils, en ùge d'aller en classe, à porter des pains chez les clients, entre 6 et 7 heures du matin. Le tribunal de simple police le cond,11nnaà l'amende, en faisant ressortir dans son jugement que, dans l'intérêt des enfants, la mesure prise par la municipalité de i\!ulhouse de\·ait être appliquée a\-cc la plus grande sévérité. Le boulanger, qui aYait \'U maintenir sa condamnation en appel, en appela de la légalité de l'ordonnance de police au Kn111111ergeric!Jt qui \'ient de d<'.:ciderqul: la r<'.:glementation est parfaitement légale,
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