LA REVUE SOCIALISTE range du côtè des Anglais et des Français, qui veulent refuser l'élément réactionnaire du Congres de Paris. Il y a aux États-Unis et en Angleterre des Trades-Unions qui sont absolument réactionnaires. li Yeut qu'il n'y ait que des socialistes purs qui puissent assister au Congres. Vaillant insiste sur la proposition des Français. Si le Congres de Paris est en même temps socialiste et corporatif, les anarchistes s'introduiront dans notre milieu et reproduiront les conflits qui ont éclaté à Londres. Au surplus, il y aura deux congrès internationaux à Paris: le nôtre et un congres corporatif. La proposition des Français est d'accord aYec l'esprit de la décision du congrès de Londres. Troëlstra s'efforce de démontrer que la résolution de Londres doit être maintenue. Il ne croit pas que les syndicats réactionnaires viendront au Congres de Paris. La proposition des Français modifie complètement la décision du Congres de Londres et elle empêchera les syndicats hollandais de ,·enir à Paris en I 900. Quclch, délégué angbis, rappelle qu'un Congres International corporatif aura lieu à Paris. Ce Congrès, nous ne l'empêcherons pas en invitant les Trades-Unions non socialistes. La décision de Londres a été prise en vue d'exclure les anarchistes. Or, si on inYite les syndicats, rien n'empêchera les anarchistes de pénétrer dans notre Congres. En ouvrant la porte aux Trades-Unions, nous avons ouvert aussi la porte à toutes les discordes. Les Congrès socialistes sont convoqués pour définir notre programme. Nous n'avons donc pas intérêt à inYiter ceux qui ne pensent pas comme nous. Smith propose, puisqu'il y a deux Congres à Paris en 1900, de dire que le Congrès socialiste se tiendra une semaine et le Congres corporatif la semaine suivante. De cette façon nous esquiverons ladifficulté qui se présente. Liebknecht. - Cc gui nous sépare, c'est une question de principe. Nous devons faire comme les prc;rniers congrés socialistes, inYitcr les syndicats. Vouloir un Congres purement socialiste, c'est rompre avec tout notre passé. Nous de\'Ons avoir avec nous les syndicats. Le socialisme sans les ouvriers, ne serait pas une force. Le bureau ne peut pas renoncer à son mandat. Il excéderait ses pouvoirs. Nous voulons marcher d'accord avec les ouvriers organisés sur la base de la lutte des classes. Allemane indique pourquoi les syndicats français ont organisé un Congres corporatif international. Cc Congres est décidé.
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