La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

~IOL"\"E~IE:-:T SOCIAL 755 cipent pas comme telles à l'action politique, reconnaissentcepend:1ntla 11<'.:.:es- ~it<'d.:e l'action .politique et parlementaire. En conséquence, les a11archistes so11texclus. Le Comité français d'entente socialiste, dans la circulaire par Liquelle il a convoque la Confcrencc prcparatoire, demandait de ne convoquer ~u Congres de Paris que les groupes qui :icceptent l:i socialisation des moyens de production et d'échange, l'intern:-itionalisme et la conquête du pouvoir politique p:ir le prolétariat. Si la Conference accepte cette proposition, les syndicats gui ne sont pas nettement socialistes ne seraient pas admis. Vaillant défend cette proposition. Liebknecht, Adler, Singer, Vandervelde et Brocklehurst demandent à la Conférence de s'en tenir à la decision du Congres de Londres. lis font renurquer le grand intérêt que nous :-ivonsà attirer :i nous les unions professionnelles. Le Congrès doit :-iyoir:i la fois un aspect socialiste et un aspect prolétarien. Adler fait remarquer en outre qu'en Allemagne etc,~ Autriche les synJicats ne peuYent pas se déclarer soci:-ilisteset que si la proposition des Français etait admise, ils ne pourraient adhérer au Congres de P:iris. En tous cas, tous les délcgués sont d'accord pour écarter les an:irchistes. Le Comité du bureau de Londres ne peut remettre ses pouvoirs :-iu Comité d'entente français que si celui-ci exécute fidèlement laresolution du Congres de Londres. Hyndman et Quelch declarent accepter la proposition des Français. Le Congrès de Londres n'a pris la decision que l'on invoque que p:irce que le Congrès de Londres aYait d'abord fixe le siège du Congrès de 1900 en Allemagne. La situation a changé. \'ous n'ayons pas t:-int intérêt que cela à discuter socialisme :-iveccertaines Trades-Unions gui sont hostiles aux socialistes. Les socialistes suisses ont envoyé une lettre par laquelle ils se déclarent d'accord JYec les Français. VanderYclde donne lecture de la décision de Londres qui a prcvu la tenue du Congrès en Allemagne. La situation n'a _donc pas changé. Le bureau du Congrès a pour dcYoir de m:-iintenir la resolution de Londres. Nous de\'Ons rester fideles à notre mandat. )Jous avons un immense intèrèt à admettre les Trades-Unions dans notre Congrès. Le bureau Yeut faire toutes les concessions de forme, passer ses pouvoirs au Comité d'entente français, mais à condition que celui-ci exécute fidèlement le mandat que le bureau a reçu du Congrès de Londres. Max Forl~er, dclégué du parti ouYrier socialiste des États-Unis, se

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