L'ACCORD POt;R LA \'JE DANS LES SQC[J~TÉS A~n!ALES 6ï au milieu desquels il disparut. Pendant ce temps, les autres m'aYaicnt entouré en jacassant sur un ton qui me paraissait celui de la colerc; quand je revins à ma chaise, ils s'c-rwolerent dans la direction qu'avait prise leur victime.» (Fo,·eau de Courmelles, op. cit., p. 203-305.) Que l'imagination des spectateurs se soit exagéré l'importance des faits ou en ait mal interprété la realité, il est certain qu'on a YUdes hirondelles murer dans leur nid un couple d'oiseaux qui s'en étaient empares, et Delbœuf a raconté dans la Revue scientifique qu'un troupeau d'oies accula un paon, gui avait éborgné l'une d'elles, contre le bord d'un étang et, resserrant de plus en plus la ligne de bataille, finit par l'y noyer. • A des degrés plus éleYés de l'échelle, la liste des faits deYicnt interminable. Les troupeaux de bestiaux en Australie ont des places spéciales où se retire chaque groupe et dont il ne doit pas s'écarter. Dans les rangs d'antilopes, il se produit de continuelles mutations, celles du premier rang, naturellement les mieux nourries, cédant la place à celles du second, plus affamées. (Nnl11re, 18ï9.) Büchner raconte qu'un jeune bl1ircau blessé fut emporte par un autre blaireau. On a YU des rats nourrir un couple aYcuglc. Le chat, si égoïste, revient parfois a\'CC un autre qu'il hcberge, regarde manger, puis reconduit à la porte. (C. Jumelin, cité par foycau, p. 296.) Oswald Fitcch cite un chat domestique emportant hors de la maison des arêtes de poisson ù un chat étranger, maigre et affame. Mme \Vey! et le docteur Allen Thomson ont YU des chats tirer par leur robe des cuisinicres pour les mener à l'endroit où se trom·ait un de leurs congéncres affamé, et H. A. Macpherson raconte qu'un Yicux matou fit deliYrcr par la cuisiniere de la maison un jeune chat, dont il ctait cependant trcs jaloux et qu'on aYait.emprisonné sous le plancher d'une chambre en réparation, puis le quitta sans manifester la moindre satisfaction de le reYoir. (Foveau, op. cit., p. 298-299.) On cite m1 chien coupant la ficelle d'un camarade captif, un cheval domestique si amoureux de liberté qu'il se détachait <lu râtelier, puis délivrait tous ses camarades d'écurie sans distinction, connus et inconnus. Les tarpans, les cimarroncs sont portés à libcrcr les chcYaux domestiques, et Corse raconte (Asialie Resenrches) qu'un éléphant échappé de sa fosse aida son compagnon a en sortir. (FoYeau, op. cil., p. 296-297.) Il semble aussi que les bêtes ne punissent pas seulement de mort les coupables, mais appliquent aussi la peine d'exil ou la quarantaine, car on trouve des élcphants parias ou dœ castors solitaires. (FoYeau, p. 305 .) Au sommet de la série zoologique, on trouve les exemples les plus caractcristiqucs. « Les cris de detressc d'un singe rassemblent immédiatement la totalité de la bande, et ils repoussent courageuseI
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