LES SER\"ICES PCBLICS partir de 1906, sa pa'rt dans les bénéfices Je l\.:xploit,llion du gaz snait de 16 millions par an, pour une consommation moyenne de '300 millions de mètres cubes. Elle pcrccYrait d'abord 4-0 /o pour la location du matériel devenu sa propriété et évalué à 300 millions de francs cnYiron, soit. • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12.000.ooo Elle rccenait, en outre, 85 °/ 0 de la somme restant à partager après cc prélèYcmcnt, apn:s le prélèYement du personnel et celui de la compagnie frrmicre, soit. 13. 800. ooo Tot:il... 25.800.000 dont il faudrait déduire une somm de 9,800,000 pour le remboursement, mis à sa charge, de 114 millions d'oblig:itions et le service d'un emprunt de 130 millions destiné à racheter à la Compagnie du gaz la moitié de son actif annuel. Tous les chiffres de radrninistration sont discutables, mais surtout celui-là. On dit : la \ ille den:i contracter un emprunt <le 244 millions à 3 °/o remboursable en cinquante ans; intérêt et :irnortisscmcnt coûteront c1wiron 4 °/o. Pourquoi 244- millions, cl pourquoi 4 °/o? Dans un autre mémoire préfectoral du 25 avril 1899, à propos d'un emprunt scolaire, il est dit formellement que cet emprunt, amortissement compris, ne coôtcrait p:is plus <le 3 1/2 °/o; en effet, la ville de Paris trouve de l'argent tant qu'elle en Yeut à 2 1/2 °/o. Pourquoi donc cette différence, quand il s'agit de contracter emprunt pour une opération d'éclair:igc? - C'est que la Comp:ignie a mis pour condition à la suspension de l'amortissement des dernicres obligations, qu'on lui serYirait à partir de 1906 un intérêt en quelque sorte usuraire. Pour rendre l'usure moins sensible, le préfet applique le même taux,· non seulement aux 114 millions redus ù la Compagnie, m:iis aussi aux 130 millions qui représentent la somme nécessaire au rachat des usines. En cc qui concerne ces 130 millions, c'est une évalu:ition de Li Compagnie elle-même, fortement majorée par conséquent. Son actif, que la Ville lui reprendrait en payant la moitié, est composé de terrains, la plupart inutiles à_l'exploitation, et d'un matériel à renouveler presque en totalité. Les experts auraient donc à réduire dans une fort~ mesure les 130 millions réclamés; ce n'est gucre s'aventurer que de prédire une réduction de 30 ou 40 °/oLa Ville n'aurait alors i emprunter qu'une centaine de millions, remboursables en cinquante ans, et au même taux que les emprunts scolaires; c'est-à-dire 3 1/2 °/o tout compri~.
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