LA REVUE SOCIALISTE sur l'intérêt commun qu'il y aurait à porter la propagande parmi les ouvriers italiens dans l'Italie même et dans les provinces italiennes de l'Autriche, elle lui accorda des subsides pour diriger cette progande. Deux secrétaires furent institués, l'un à Trieste, l'autre à Trente. A Trente, un foyer d'organisation et de propagande se forma. Trente-trois petits syndicats y sont actuellement réunis en une organisation générale, qui s'efforce d'éclairer la masse des travailleurs. Et comme Trente se trouve sur la route des ouYriers italiens qui vont en Allemagne ou en Autriche, c'est avant leur arrivée dans ces pays que beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui instruits des luttes qui s'y mènent, et du tort qu'ils peuvent faire aux ouvriers parmi lesquels ils viennent vivre, en livrant leurs bras pour un salaire moins élevé. C'est ainsi que la Commission, comme représentation générale du mouvement syndical allemand, a dirigé sa propagande parmi les ouvriers étrangers et parmi les catégories d'ouvriers allemands les plus dénuées d'organisation. Mais, comme représentation générale du mouvement syndical, la Commission a eu d'autres devoirs. Après la publication de la circulaire du comte de Posadowsky, après le toast d'Œynhansen, elle publia deux brochures, l'une destinée aux masses, l'autre, plus volumineuse, grosse de 216 pages, destinée aux propagandistes, dans lesquelles elle montrait ce qu'était en réalité le droit de coalition, que le gouYernement se proposait de limiter davantage encore. _Et la première, intitulée Une Attaque a11Droit de Coalition fut tirée à I,.f.N,970 exemplaires, - la seconde, intitulée Le droit de coalition des Ouvriers Allemands dans ln Tbéorie et dans la Pratique, fut tirée ù 30,000 exemplaires, dont 25,000 furent '.envoyé~ gratuitement aux syndicats. Ces brochures, qui purent être composées et publiées en peu de jours, étaient remplies de faits saisissants que, depuis des années la Commission Générale : aux militants elles fournirent des armes pour la violente campagne de protestation qui se poursui vit, pendant des mois, sur l'Allemagne entière ( 1). En cette circonstance se manifesta également l'utilité des recherches statistiques de la Commission Générale, qui représentent un autre domaine de son activité. En montrant l'importance des sommes dépensées par les syndicats pour assister ceux de leurs membres qui sont malades, ceux qui chôment, pour payer à ceux qui doivent aller chercher du travail ailleurs leurs frais de route, elles ont permis d'établir que les attaques contre les syndicats sont des attaques contre (1) Le projet de loi annonce par !'Empereur à Œynhausen vient d'être déposé, le 2 juin, sur le bureau du Reichstag. La campagne de protestation a recommencé plus violente encore.
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