LA RE\'UE SOCIALISTE La publication du plan <l'organisation de la Com111issioGnénérale fut le point de départ de vifs débats engagés dans la presse syndicale. Mais des malentendus se produisirent; la Commission Générale craignit qu'un congres réuni dans ces conditions ne donnât pas les résultats souhait.'.:s; et, pour préparer la discussion elle décida, avec l'assentiment de la majorité des comités des fédérations, de réunir une conferencc de ces comités. La conférence fut tenue à Halberstadt, les 7 et 8 septembre 1891. Chez bcaucou p de délégués, le projet de la Commission rencontra une \'i\'e opposition, mais la majorité de la conférence lui fut sympathique et, aYec quelques modifications de détail, il fut adopte. La conférence décida en outre que les articles relatifs à l'organisation qui avaient été publies dans la Correspondance seraient réunis dans une brochure que l'on répandrait dans les milieux syndicaux. La brochure fut éditée à 35,000 exemplaires, et la Commission Générale en assura la diffusion. Puis, forte de l'approbation de la conférence, elle convoqua le Congrès géneral à Halberstadt, pour le 18 mars 1892. 208 delégués s'y rendirent, qui y représentcrent 303,5 I9 syndiqués groupés en 60 fédéralions et 35 sociétés locales. Le Congrès avait en effet décidé, dans sa premiére séance, que les repn'.:sentants des sociétéslocales seraient admis. Le Congrès dura cinq jours; ce furent cinq journées de discussions relati\'es à l'organisation. Les critiques ne furent pas ménagées à la Commission Génèrale ; les uns dèclarèrent son organe, la_ Correspo11da11ce, sans intérêt et inutile; d'autres blàmèrent sa gestion des fonds destinés aux grè-ves, les emprunts qu'elle avait faits pour parer aux nécessités immédiates, l'emploi qu'elle avait fait des fonds résultant de la collecte du 1er Mai, pour comTir ces emprunts. Il en fut un certain nombre qui déclarcrent que l'institution même de la Co111missioGnénérale ne répondait pas à un besoin, et serait avantageusement supprimée. Quelqu'un observa, sans proYoquer de protestation qu'« elle avait été immédiatement considérée, en Allemagne, comme un mfant mort-né». Et cependant l' « enfant mort-né » survécut; la Commission Générale fut maintenue. A vrai dire on réduisit ses attributions. Il fut décidé, en raison des expcriences malheureuses qui avaient été faites, qu'elle n'aurait plus à soutenir de grèYes. D'autre part, au lieu des U11io11s, dont il était question dans le plan primitif de la Commission, il fut recommandé aux fédérations de faire entre elles des traités par lesquels elles s'engageaient à agir en commun, dans une série de cas détermines, les fédérations de branches voisines restant libres de former dans la suite soit des 1111ions de fédérations, soit des fédérations d'i11d11slrie, reunissant en une même organisation toutes les branches
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==