La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE déclarent, - plutot font déclarer par les journaux gui sont a leur dérntion, - que l'eflet utile des ouvriers diminue a mesure que les s:i.laires h:i.ussent. De sorte que l'on pourrait essayer de légitimer la résist.ince des compagnies aux augmentations de salaires par le désir de pousser à la surproduction du moment oü les demandes de charbon sont abondantes. Tout cela n'est que mensonge. Et dire que les ouvriers travaillent aYec moins d'ardeur dès qu'ils sont mieux payés, c'est les calomnier. Il suffira de dresser un tableau comparatif de la production, des salaires et de la Yaleur des charbons, pour mettre à néant l'argumentation des compagnies et de leur presse officieuse : PRODUCTION --- Tonnes Fr. Fr. 1850 5.820.588 46.471.000 ï,81 1860 9.610.895 107.128.000 11.lf 18ïO '3.697.118 148.635.000 I0.86 1880 16.886.698 169.680.000 10.06 1890 20.365.960 268.503.000 13.18 1893 19.4I0.519 181.406.000 9-l! Dt PENSE!> Fr. Fr. 22.239.000 18.0j2.000 56.ï16.ooo 38.418.000 RÉSULTATS DE L'EXPLOITATION --- Fr. Fr. Fr. 1. 160.000 11.95+.ooo 80.802.000 55.362.000 16.213.000 3-ï!2-000 12..01.000 94.7é6.ooo 71.067.000 10.862.000 7.016.000 3.846.000 130.+IJ.OOO ï9-J30.000 60.673.000 I.6IJ.OOO 58.ï60.ooo 103.649.000 ïI.362.000 11.086.000 4.691.000 6.395.000 189f 20.534.501 191.292.000 9-J2 110.qo.ooo 73.024.000 11.636.000 3.538.000 8.008.000 1895 20.450.604 193. Jl7.000 9-15 112.743.000 72.307.000 1I.6S4.ïOO 3.357.000 8.297.000 1896 21.op.JïO 202.110.030 9.p 116.999.700 H-113.400 13.344.300 2.447.300 10.897.000 I89ï 21.492.446 220 6ï2,IOO 10,26 123.258.500 77.856.850 21.302.450 1.745.700 19.556.750 1898 22.075.093 - - - - - - - On le Yoit, la production totale a <'.:técontinuellement en augmentant, sans subir d'arrêt aux époques de grande prospérité. Cette augmentation de production n'est pas due uniquement a l'augmentation du nombre d'ouvriers, car les statistiques dressées par M. Harz<'.:,directeur des mines au ministere du travail, démontrent que la production moyenne par ouvrier a augmenté d'une façon permanente dans ces dernières années. L'exemple de 1890 prouve que les ouvriers ne peuvent attendre de la bonne \'Olonté des patrons les augmentations de salaire, légitimées par l'état de prospérité de l'industrie charbonnière. Les actionnaires ont encaissé 60 millions, soit 600 °/0 du bénéfice moyen normal des dernières années. La p:i.rt du salaire a été à peine de 5 °/o d'augmentation sur le total des dépenses d'extraction. Constatons, en outre, que même pendant l'année extrêmement prospère de 1890, il y avait encore des charbonnages en perte pour plus d'un million et den1i, ce qui prouve que l'on ne doit pas s'arrêter

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