La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

618 LA RE\TE SOCIALISTE personne et pourtant ne pas bisser de coté les questions brùlantes qui passionnent le monde des travailleurs et des intellectuels, moins séparés qu'on ne le croit. Elle expose son but en excellents termes : Une nouvelle réaction, qu'on appelle idéaliste, essaie aujourd'hui de faire obstacle, avec les moyens les plus fascinateurs de la dialectique et de la passionnalité dans l'art littéraire, aux résultats les plus positifs et aux généralisations même les plus assurées de la science. Elle tente un viol sur la conscience de l'homme. Il faut réagir. Il faut sauver l'esprit public. La science, au sens large, ne peut faire faillite. Elle élargit chaque jour ses bases, étend sa sphére. La littérature, la critique, deviennent de jour en jour plus scientifiques, et la culture, la philosophie, résume tout ce mouvement dans une intégration plus vaste et plus intense. Consolider la suprématie de la science dans l'analyse des œuvres d'art et dans la création artistique même ; affirmer la socialisation, l'expansion collectiYe du concept de l'art; lutter pour la transformation de la littérature en instrument de culture intégrale, tels sont les buts que se propose la Rivista 111oder11dai c11lturn. Dans cet esprit scientifique M. A. Vaccaro traite, à propos des poctes et spécialement de Léopardi, l'éternel sujet« Grandeur et malheur)>; Jules Destrée, député à la Chambre et professeur à la nouYelle Université de Bruxelles, expose la nouvelle organisation de la nouvelle Université et plaide éloquement pour elle ; G. Sergi explique « l'erreur de Catulle sur l'obcse étrusque » et commente« le dernier chant de U:opardi » ; Elia Ignatoff donne un résumé du« mouvement actuel de la littérature· russe»; S. Ottolenghi étudie« le tatouage au point de vue psychique». Un très beau résumé du mouvement sociologique, une très complète revue des livres et des revues vient s'ajouter aux articles proprement originaux. Un roman,« I Bestia », scènes de la vie de province de Luigi Capuana, complète cet ensemble. Cette revue n'est donc pas seulement nouvelle parce qu'elle vient de paraître; elle est nouvelle en un sens plus haut : elle annonce, elle explique, elle contribue à faire naître ce qui paraîtra. * * * Une école de droit positif, c'est-à-dire scientifique, s'est fondée en Italie. Elle a pour organe la belle publication mensuelle, la Scuola Positiva (1), dirigée par notre collaborateur Enrico Ferri. Il en a été souvent parlé ici même. Dans une série d'articles, qui forme un volume, (1) La Scuola Positiva, nella giuris prudenza penale, direttore Enrico Ferri, mai• octobre 1898. Dello stato présente del diritto internazionale, Prof. Eduardo Cimbali. Roma. (Fierzle).

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