La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA REH'E SOCIALISTE romans en raccourci, pas ou peu de polémique, pas de plaisanteries anglaises ou américaines (si difficiles à comprendre quand on n'est pas <lu pays), rien que la quintessence abstraite, et d'autant plus précieuse pour nous, <les écrits les plus importants et les plus récents sur les questions sociales, en langue anglaise, avec quelques articles originaux qui résument le tout. Il faudrait citer tous les articles. lis se dérobent à la citation par l'impersonnalité voulue. On nous fait plaisir, on nous rend service et nous ne savons qui remercier. Les poètes seuls manquent,\ cette règle : chaque numéro nous apporte un poème de Rudyard Kipling, de Charlotte Perkins Stetson, et des poètes américains tout récents et bien viYants que la France apprend à connaître, sans parler des reproductions, toujours bien venues, des poètes anciens, Hood, Burns, Browning, qu'elle connaît déjà. * * * Comment, depuisla déco11fiturde'Ad11a, l'Italie devient une grande puissance, histoire documentée de la politique italienne de 1896 à 1900 (r), a pour but de démontrer que la politique coloniale italienne n'a pas fait la faillite qu'on croit: on s'en doutait. Combien l'Angleterre n'a-t-elle pas subi de désastres coloniaux? Et la France? Il est convenu, et pour longtemps sans doute, qu'une nation européenne qui dépense beaucoup d'hommes et d'argent au loin est une grande puissance. L'Italie a tous les droits à ce titre. L'Allemagne aussi, la France aussi, et l'Angleterre avant toutes les autres. Cette vérité est démontrée à l'aide d'un historique et d'un exposé de documents qui gardent toute leur valeur dans la ruine même de la thèse. Si la politique coloniale (!'Impérialisme des Anglais, !'Expansion des Allemands, les Débouchés de la France) est bonne, l'Italie n'a pas lieu de se plaindre. Elle a réussi au moins aussi bien que ses rivales, et même ' mieux. Dans Monarchie, Garibaldi et lesModfrés; Achille Pazzari prouve, à l'aide de textes, que Garibaldi et ses suivants furent loyalistes de leur naissance à leur mort : J'obéis, telle fut la réponse invariable de Garibaldi aux ordres ou aux avertissements de la maison de Savoie. Garibaldi fut plus vraiment patriote (au sens même étroit du mot) que les plus (1) Rii,ista politica e letteraria, Roma, août-septembre 1898. Canevaro, ministre des affaires étrangères. - La première Vision, roman, par Ricciotto Civinini. - La Question agraire, par Antonio Prigieri. - Un Songe, la Revanche de l'Italie. par A. et O. - Monarchie, Garibaldi et les Modérés, par Achille Pazzari. - Le prince de Bismarck. et la Politique italienne. - La Fin de Narcisse, nouvelle, par Gian Leopoldo Piccardi. - Leopardi, l'âme du poète, par Armando Tartarini. - L'Ancienne et la Nouvelle Carthage, par Vincenzo Grossi.

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