506 LA REVUE SOCIALISTE Que faire, qui.!dire, sinon de répéter !'~motion de ces fêtes et la joie de nos cœurs ! Vous êtés en train d'incorporer la vie prolétarienne il la vie sociale. \'ous :wcz tendu un piège il b bourgeoisie bruxelloise, vous l'induisez en tentation avec votre r-Iaison du Peuple qui rappelk les plus hautes maisons des métiers du MoyenAge et il arri,·era que les bourgeois de Bruxelles conduiront leurs propres hôtes il votre palais, pour l'admirer comme un monument national. lis verront qu'i.:i vous avez non seulement aflirmé ,·otr·e for.:e, que vous préparez l'avenir. J'ai nt a,·ec orgueil et espérance que les prolétaires s'élevaient au sommet d~ la pensée et de l'art. Ils s'approprient par le cerveau et le cœur les richesses intellectuelles du monde, comme ils s'approprieront par l'organisation les richesses matérielles. C'est lit notre joie et notre espérance, et un grand devoir pour tous les socialistes .français. li faut que nous imposions à nos camarades, des notre rentrée en France, l'unité socialiste. Crtez des coopérati,·es et imprégnez-les de l'esprit socialiste, et annexez-leur des œuvres socialistes, leur dirons-nous! li faut que le prolétariat parisien fasse surgir :iussi du sol une grande et magnifique Maison du Peuple. Alors l'espérance du prolétariat pourra faire son grand voyage. Les tra\'ailleurs au Moyen-Age faisaient le tour de France, il faut que le prolétariat fasse son tour du monde. Je me trouve ici à côté d'Anseele, mais malgré la disproportion de l'œuvre, il faut rappeler que nous aussi, nous avons ét~ abreu,·és des calomnies d'un complot réactionnaire. Je ne peux oublier, quelques disproportions qu'il y ait entre son œuvre robuste et Lt nôtre, que la ruine du Vooruit et de la Verrerie ouvrière avaient été prédites en5emble. Ils en avaient menti. Anseele a secoué de ses larges épaules cette poussière de calomnie, et il a gardé cette bonhomie gaie, qui est le signe d'une conscience droite et d'une âme forte. C'est a,·ec émotion, a,·ec une énergie nouvelle, avec une conscience r:ijeunie que nous allons rentrer chez nous, rapporter vos enseignements et vos exemples. Et bientôt le prolétariat universel sera debout! Nous :ilions rapporter a Paris îe battement de votre cœur contre le nôtre I C'est le gage d'une prochaine et définitive Yictoire du parti ou nier international. DEJEANTE, député de Paris : Je viens, au nom de l'alliance communiste, du parti révolutionnaire et de la jeunesse socialiste de Paris, vous présenter nos plus chaleureuses félicitations. L'orateur rappelle le passage qu'il a fait à Bruxelles lors de l'Éxposition d'Amsterdam. Quels progrès depuis en Belgique! Je suis quelque peu honteux que la Belgique ait devancé la France. Vous avez fait œuvre pratique. Il y en a d'autres.qui font œuvre pratique, ce sont les gouvernements qui organisent la police internationale, formidable, qui menace le mouvement socialiste. Dans quelque temps se tiendra le congrès du désarmement. Il n'y a que le peuple qui puisse établir l'entente générale entre nations. En 1900, nous tiendrons le \'éritable cono-rès international du désarmement a Paris, le Congrès international socialiste. 0 Yotre œune est le commencement de la Révolution sociale universelle. COLLY, conseiller municipal de Paris : Nous suivons avec intérêt les efforts que vous faites pour l'émancipation du prolétariat. Vos luttes sont nos luttes. Vos victoires sont nos victoires. V ANDER\'ELDE : Jaurès et Gérault-Richard doivent partir cet :iprès-midi, Ils ne peuvent partir sans que nous leur disions l'orgueil et l'émotion que nous a causés leur présence. En votre nom, je leur serre fraternellement la rn:iin. (Lo11g110e11atio11.)
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