t,;:,; )IA:-.:L1SCRIT 1:-;1~orr f)E SAJ:-;T-SDIO~ Pendant cette longue époque les Français les plus estimables et ayant le plus de talents ont émigré ou se sont portés à la défense de la frontière. L'évêque d'Autun aYaitété solliciter les secours de l'Angleterre et, après avoir fait d'inutiles eflorts pour ouvrir les yeux au cabinet de Saint-James sur ses véritables intérêts, se voyant forcé dc renoncer à l'espérance qu'il aYait conçue d'eviter à la France des malheurs semblables à ceux que les Anglais avaient éprouves lors de leur révolution, et voyant l'inutilité du sacrifice qu'il ferait de sa vie en retournant se mettre entre les mains des forcenés démagogues qui dominaient la France, il prit le parti d'aller en Amérique pour attendre que la crise révolutionnaire fut passée, bien sùr que l'inca pacite politique de Robespierre et de ses adhérents amènerait la famine et des atrocités poussées à un tel point que le peuple verrait sans répugnance ni résistance le pouvoir rentrer entre les mains des hommes instruits. Troisiè111éepoque Après la mort de Robespierre, le politique le plus marquant en France fut un homme du bas cierge ;les idéesJe cet homme étaienttrcs embrouillées. Il n'était pas sans talent, mais son talc.nt n'était pas organisateur. La nature ne l'avait point appelé :'t être législateur. La nature, par une combinaison bizarre, l'avait fait :'t la fois révolutionnaire et poltron. La seule de ses combinaisons qui passera :'t la postérité porte le titre de tiers-état. Ses conceptions politiques organisatrices étaient bàtardes. Le gouvernement qu'il a institué n'avait ni lecaractère démocratique ni le caractère aristocratique. La France était sans guide et sans constitution sous le Directoire. Cet homme a eu cependant un mérite qu'on n'a pas fait assez valoir, c'est celui, sentant son incapacité, d'avoir usé de son ascendant pour faire revenir Bonaparte d'Egypte. Cet homme a gouverné la France derrière le rideau depuis l'exécution Je Robespierre jusqu'au retour de Bonaparte. Q11atriè111éepoque Bonaparte avait constate sa capacité politique et militaire par sa belle campagne d'Italie, par son traité de Campo-Formio et par son expedition d'Egypte. A son retour en France tous les yeux se fixèrent sur lui. Les vœux de la majorité l'appelèrent à remplir la place de chef de gouvernement. La majorité approuva donC'la révolution du 18 brumaire. La nation fit bien, elle fit très bien de placer Bonaparte à la tête du gouvernement; mais elle fit mal, elle fit très mal de limiter ses pouvoirs et de ne lui confier qu'une autorité consulaire. Les Français, les •
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